Fin des chroniques new yorkaises: dix derniers jours en rafale

Ça fait un peu plus de deux semaines que je n’y suis plus. Entre temps, les journées ont été assez occupées de mon côté et assez perturbées à New York, où il y a eu Sandy dont les conséquences affectent encore bien des résidents et une chute de neige. La galère quoi! Suite et fin de mes escapades new yorkaises dont je garde un souvenir mémorable et que j’espère renouveler aussi souvent que possible. Rembobinage du cours du temps jusqu’à la mi-octore 2012.

Lundi @ Little India

Aller-retour à Brooklyn toujours à bord du 2 train, puis autre rencontre de travail à Manhattan. Pour souper, j’ai le goût d’un resto indien et le quartier Little India n’est pas loin, sur Lexington Avenue entre 26th et 30th streetsJe m’arrête au Bhatti Indian Grill, recommandé dans le Lonely Planet dont la spécialité sont les brochettes grillées. D’autres plats me tentent mais je décide d’opter pour la spécialité et de demander conseil à la serveuse qui me propose de lui laisser me faire une surprise choisie parmi mes deux derniers choix. Pourquoi pas? La viande est tendre, juste bien assaisonnée, un brin d’acidité, un brin d’épice, délicieux. Je n’ai pas résisté au pain naan, même si j’avais commandé, aussi, du riz blanc.

Mardi @ Greenwich Village

Inspirée par une photo Instagram postée dans allonyc, je me dirige vers Olio e più, dans Greenwich village (ouvert 24/7, faut-il le préciser). Un peu préoccupée par mes portions quotidiennes de fruits et légumes, je commande d’abord une salade caprese, dont malheureusement la mozzarella n’est pas à la hauteur de mes espérances, mais j’ingurgite tout de même ma portion de tomates fraîches! Après maintes hésitations, j’opte finalement pour la pizza campagnola (burrata, parma ham, arugula, parmesan). La pâte est souple et croquante, tournée par un pizzaiolo… latino (comme à peu près dans tous les restos, derrière les fourneaux ce sont des latinos). J’en rapporte la moitié à la maison. Au retour, je prends le métro et j’aperçois des affiches faisant la promotion de Archtober, le mois de l’architecture! Ça me rappelle mon autre découverte à Amsterdam grâce aux affiches publicitaires. Je note le tout, je poursuis ma route dans les méandres des couloirs du métro pour joindre une autre ligne, mais je ne réussis pas à y accéder, je tourne en rond.  J’ai dû prendre la mauvaise entrée. Je décide de rentrer à pied, ce n’est pas plus mal.

Mercredi @ Greenwich Village

Mon dernier aller-retour à Brooklyn. J’ai un petit pincement au coeur… C’est la vie. En soirée, je décide d’aller voir le film A photographic memory dont j’avais vu les bandes-annonces à IFC Center. Il s’agit d’un film autobiographique d’un père cinéaste et de sa relation, conflictuelle ou éloignée, avec son fils aîné rendu jeune adulte. Ça m’a fait penser au livre très touchant L’école des films, mais aussi à d’autres histoires de père et de fils. La démarche est un peu différente, mais l’intention et le résultat sont similaires. Le père, Ross McElwee, inquiet de l’avenir de son fils et insatisfait de sa relation avec lui, décide de replonger dans sa propre vie pour essayer de comprendre cette phase de la vie. Il scrute les photographies qu’il a prises à l’époque et, dans le but de reprendre contact avec cette période et de prendre un peu de distance avec son fils, il refait littéralement la route d’un voyage en France qu’il avait faite à cette époque-là. Il tente de retrouver des personnes significatives qu’il y a rencontrées: un homme photographe qui l’avait engagé cet été-là et une jeune femme vendeuse au marché avec qui il s’était lié. Au fil de sa découverte, il se rend compte à quel point l’être humain est complexe. C’est un film aussi sur la mémoire humaine et sur la perception des choses, des événements et des personnes. Ça me rappelle aussi le propos du livre L’espèce fabulatrice de Nancy Huston. Un film drôle et tendre. Extrait.

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Jeudi @ Midtown

C’est ma dernière rencontre avec l’équipe de travail. À quelques occasions, l’un a apporté du vin, l’autre des biscottes et des chips. Il me reste, apportée du Québec, une bouteille de cidre de glace de Domaine Pinnacle et, après avoir vérifié ce qu’on recommande de manger avec cet alcool, je vais chez Murray’s cheese, un comptoir dans ce qui est devenu mon marché, Grand Central Market. J’achète un gouda âgé, un morbier et un comté, tous délicieux (évidemment, je les ai achetés!). J’achète une miche de pain chez Zaro’s, qui a fait l’objet d’appréciation de la part de mes collègues. J’achète aussi un ananas à un amical vendeur de rue. Afin de pouvoir le peler et le couper en morceaux, je passe à un magasin à 1$, puisque ma logeuse n’a pas de couteau tranchant dans sa cuisine. Eh non, c’est dire à quel point elle ne cuisine vraiment pas! Je prépare le tout en petites bouchées. Ce fut mon repas de remerciement à cette équipe de travail, sympathique et généreuse.

Vendredi @ Greenwich Village / SoHo

Je propose à ma logeuse d’aller voir deux expositions au Center of Architecture qui m’intéressent vraiment beaucoup: The best school in the world: seven Finnish examples from 21st century et The edgeless school: design for learning. Cette dernière porte sur 19 écoles construites aux États-Unis au 21e siècle qui réinventent (peut-être) les liens entre  les besoins d’apprentissage, les approches et l’environnement. Les deux expositions, ou plutôt les projets d’école, m’ont plutôt déçue. L’exposition est bien documentée: plans, photos, films, interviews. Mais les projets demeurent tout de même assez conventionnels, me semble-t-il. Pas de grande révolution. Les projets des États-Unis misent plutôt sur la présence des nouvelles technologies dans les écoles, intéressante certainement, mais pas ce qui me paraît être le point central de la réinvention de l’école, sa mission et les pratiques formelles ou informelles qu’on y trouve. Je pensais être vraiment inspirée par les projets finlandais. Eh bien, pas plus.  D’un court film sur l’évolution de l’école finlandaise, je retiens par contre l’idée d’explorer plus en détails le tournant des années 1970. Mes critiques: les écoles conçues comme des belles coquilles, mais vides; les plans des classes qui restent somme toute conventionnels (rang d’oignon, bureau de l’enseignant à l’avant, pas d’autres espaces de travail que les bureaux d’élèves, pas d’espace conçu pour l’affichage des travaux d’élèves, aucun espace pour du matériel à observer: plantes, aquarium, vivarium, cartes géographiques, photos, livres et ressources utilisées dans la vie de tous les jours, etc., rien, l’espace scolaire reste relativement stérile). Je retiens toutefois, ici et là, quelques idées intéressantes: la ville d’Helsinki stipule que les experts pédagogiques doivent être consultés dans l’élaboration des plans d’une école; pour un projet d’une école à Joensuu, l’architecte Heikki Viiri, en utilisant des matériaux nobles, a voulu souligner le fait que l’école constitue un édifice public clé dans la vie sociale de la communauté; pour certains projets, on peut observer des espaces amovibles afin de les aménager en fonction des besoins variables des situations d’apprentissage; l’ouverture de l’école sur des espaces extérieurs comme lieux d’apprentissage et l’école ouverte à la communauté comme espace d’apprentissage pour tous. Le projet le plus novateur à mon avis est celui de la compagnie de design Steelcase qui a développé des mobiliers scolaires très polyvalents, tels la chaise Node et les panneaux blancs ëno one à usages multiples. Vidéos de démonstration.

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Compléments d’information au sujet de l’exposition: le catalogue The best school in the world: seven Finnish examples from the 21st century publié par le Museum of Finnish Architecture; le livre spécialisé Finnish lessons: what can the world learn from educational change in Finland?  Autour de l’exposition The edgeless school, un ensemble de visites et de conférences toutes les plus intéressantes les unes que les autres dont l’étendue me fait penser à la soirée Stillspotting.

Après la visite de l’exposition, on déambule dans SoHo à la recherche d’un petit resto sympathique. Par la même occasion, je cherche le local de Xocolatti, sur Prince st, un magasin de chocolat qui est promu, le 20 octobre, par l’événement Archtober à titre de Building of the day. Je suis donc curieuse d’y jeter un coup d’oeil. Malheureusement, il est fermé, mais le design intérieur est richement sobre: l’intérieur semble en bois couleur brun foncé, chocolat, avec des colonnes de minces petites boîtes vert forêt empilées, dont les mesures s’apparentent à des boîtes de chocolat. Ce faisant, on passe devant quelques suggestions de restaurants de mon guide préféré, Lonely Planet: Blue Ribbon, The Dutch…  On arrête finalement notre choix sur un petit bistro français, le Jean Claude Restaurant, rue Thompson. Nous avons échangé avec deux hommes qui sortaient du resto et qui en était vraiment satisfaits. J’ai pris un filet de morue très correct et ma logeuse des moules frites. En fouillant dans Internet pour retrouver mon resto, je tombe sur le Pescadeux, que je me rappelle avoir passé aussi rue Thompson et qui, je le découvre, est un Quebec french cuisine restaurant, servant principalement une cuisine maritime, mais aussi de la poutine. Maintenant, je suis curieuse d’y aller!

Samedi @ Midtown / Koreatown

J’ai une rencontre de travail toute la journée. À la fin de la rencontre, deux collègues (ceux qui étaient arrivés au bureau un soir avec une bouteille de vin rouge) me proposent de les accompagner pour un verre de vin et une crêpe coréenne au restaurant Ishihama sur la 32th st. Le vin est frais et piquant et les crêpes, qu’on partage, délicieuses. La compagnie est agréable et ça clôt bien mon chapitre en leur compagnie. J’avais d’autres projets pour la soirée, mais un peu assommée par la longue journée et le vin, je rentre tout doucement à la maison.

Dimanche @ Upper East Side / Upper West Side / Hell's Kitchen

Je pensais retourner à Brooklyn pour faire vous savez quoi et chercher des tablettes de chocolat, une requête d’une amie qui a pour projet de faire le sien. Ma logeuse m’envoie un courriel en me disant qu’elle a obtenu des billets à 15h20 pour aller voir l’installation de Yayoi Kusama Fireflies on the water. Je décide donc de me rendre d’avance et de bruncher au Untitled, restaurant du musée recommandé par mon guide préféré et que j’avais pu reluquer lors de notre visite précédente au Whitney Museum. Je m’installe au bar et je commande le Poached Eggs with Cheese Grits (un genre de polenta) & Chard (bettes à carde) et un latte fait avec du café torréfié par Stumptown Coffee, assez populaire à New York, mais trop amer à mon goût. Comme je m’y attendais un peu, la visite de l’installation immersive s’avère agréable, mais pas époustouflante. Une chance que je n’ai pas fait l’habituelle file d’attente d’une heure ou plus pour obtenir le billet (ma logeuse n’a pas eu non plus à la faire, dû à son statut d’employée de musée). On entre dans une grande boîte de bois où sont suspendues des centaines de petites lumières multicolores qui se réfléchissent dans les murs en miroir et dans le sol couvert d’eau; ce faisant, on ressent – peut-être – le sens de l’infini. C’est un peu comme se retrouver parmi les étoiles, sans expérimenter l’apesanteur. La visite de l’exposition de l’artiste s’est avérée beaucoup impressionnante à mes yeux. Ensuite, comme je veux aller jeter un coup d’oeil au Lincoln Center, pour constater le travail des architectes Diller Scofidio+ Renfro entendu à la soirée Stillspotting, et qu’il fait un temps magnifique, ma logeuse et moi traversons Central Park pour rejoindre Columbus avenue. C’est dimanche et le parc grouille de familles, d’amoureux et de promeneurs avec leur(s) chien(s). Le lac est couvert de barques et quelques musiciens sont rassemblés au Strawberry field, dont la visite, contrairement à ratonne de biblio, n’a rien eu de transcendantal. Le complexe du Lincoln Center s’avère tout aussi animé. Tous les espaces publics sont occupés et amusent les passants, soit par la fontaine, par le toit de verdure en pente sur lequel on peut grimper, par l’enfilade de postes d’affichage électronique des spectacles à venir. Plusieurs détails font que cet endroit est stimulant et invitant à découvrir les spectacles culturels qui y sont présentés à toute heure de la journée (cinéma, musique classique, opéra, jazz, danse, bibliothèque spécialisée en arts vivants – performing arts, etc.). Toujours investie de ma mission d’achats de cadeaux souvenirs, je reluque le magasin Century 21 à l’angle de Broadway et W 66th st. J’aimerais bien me dénicher des bottillons pour la prochaine saison. Je ne trouve rien pour moi, mais j’achète deux morceaux de vêtements pour enfants, l’un pour Angel le nouveau-né de mes voisins montréalais et l’autre pour une belle petite fille à naître en décembre de mon amie Isabella et de son chéri. Ce faisant, je perds de vue ma logeuse et je continue ma journée sans elle. Je fais un détour par Columbus Circle Center où, il y a quelques années, j’étais déjà allée avec une copine de Long Beach. J’ai donc fait un petit pèlerinage souvenirs en visitant le magasin d’accessoires de cuisine Williams Sonoma, les sculptures Adam et Eve de Botero dans le hall d’entrée et l’espace extravagant de Whole foods market au sous-sol, incluant comptoirs de restaurant, un peu à la manière du Marché Mövenpick qui prenait place au sous-sol de la Place Ville-Marie à Montréal entre 1998 et 2005. Pour souper, encore inspirée par une photo dans allonyc, j’avais un peu fouillé dans Internet les restaurants du quartier Hell’s Kitchen, à l’ouest de Broadway, entre les 34th et 59th st. Je n’avais pas les adresses avec moi, en ce moment précis, mais j’avais retenu que plusieurs se situaient sur les 9th et 10th avenues que j’ai arpentées de long en large avant d’arrêter mon choix sur Nizza New York. Sans adresse exacte, le quartier s’avère assez grand à arpenter. Ce faisant, j’y ai croisé une fête latino sur quelques pâtés de maison, des barbecues, des tables avec victuailles, des systèmes de son crachant de la musique et des familles qui placotent et mangent le long d’une clôture sur le trottoir. J’apprends d’ailleurs que le quartier est l’hôte à la fin mai du Ninth Avenue Association’s International Food Festival. Même s’il est plus de 21h, la soirée n’est pas terminée, puisque je repasse par Times Square et qu’il y a là une boutique de sports, Modell’s, où je veux acheter un sweatshirt des Giants pour mon filleul. Bingo, ils ont – enfin – la taille médium (ils n’ont que des L, XL, XXL, XXXL à New York!?!). L’amie new yorkaise avec qui j’étais allée bruncher il y a une semaine m’avait aussi parlé des boutiques Loft de la marque Ann Taylor quand je lui avais demandé où elle allait magasiner (et aussi des grands magasins Bloomingdale et Lord and Taylor). Je vais donc fouiner à celui de Times Square et j’y achète un mignon manteau d’automne, parfait pour ma prochaine destination. Anecdote, je ne peux pas sortir par l’entrée principale du magasin qui se trouve près d’une des entrées de la station de métro Times Square. Les pompiers l’ont barricadée, des curieux observent les manoeuvres, je crois, de vérification d’un appel à la bombe. Tout le monde dans le magasin est très relaxe, ça arrive souvent apparemment?!

Lundi @ Soho / Greenwich Village

On ne rigole plus. Direction SoHo (South of Houston) pour magasiner. Point de départ Broadway et je me rappelle avoir fait les magasins, là, quelques années plus tôt. Je revois même un collier en tock assez extravagant que j’avais acheté et pour lequel j’obtenais à coup sûr des compliments quand je le portais. Comme jadis, je me perds dans les étalages de t-shirts les plus délirants les uns que les autres au Yellow Rat Bastard (YRB) où j’en achète quelques-uns pour moi et pour offrir. J’entre aussi à Top Shop et j’en ressors avec un pantalon bleu métallique moulant des plus confortable; je n’ai pas osé une autre couleur plus voyante, mais je progresse. Rendue à cette heure-là, je suis trop affamée pour continuer ma route et je trouve un petit resto sur Lafayette st juste au sud de Spring st, Jack’s wife Freda. Hésitant entre deux choix, j’ai demandé l’avis du serveur qui m’a recommandé les brochettes de poulet accompagnées d’une salade de concombre et de tomates, de semoule fine et d’un sauce verte «piquante», servies dans un petit bol. Je n’ai pas regretté. J’ai aussi commandé une très bonne limonade, aussi bonne qu’au Mexique et un café bien corsé pour terminer le repas. Une halte bienfaitrice! Je reprends ma tâche, j’arrête au Uniqlo qui ont des manteaux en duvet de toutes les couleurs qui se compactent facilement, parfait pour partir en voyage. J’en essaie de toutes les couleurs et j’opte finalement pour un turquoise, ainsi qu’un chandail en cachemire dans les mêmes teintes, un autre d’un mélange de cachemire et fibres synthétiques bleu marin et… c’est tout. Après avoir visité de nombreux autres magasins et acheté deux hauts, je suis épuisée, vidée, cassée! Je pars à la recherche d’un charmant petit resto un peu plus à l’ouest, sur W 11th st, dans Greenwich Village, juste au sud du quartier Meatpacking district. Après une bonne marche d’une vingtaine de minutes, peut-être plus, je jette mon dévolu sur The spotted pig, où il y a foule, mais encore une fois, une personne seule ça se faufile aisément jusqu’au bar de l’étage que deux personnes quittent justement pour rejoindre leur table qu’ils ont peut-être attendue pendant une heure. Hé hé! Vous devinez sûrement qui me l’a recommandé (mon guide préféré). Je commande d’abord un verre de bière locale, la Spotted Pig Bitter… aaah, je me sens revivre! J’étudie ensuite à fond le menu, me disant que je devrais faire honneur au nom du restaurant et commander un plat avec du porc, mais l’entrée de pâtes farcies au ricotta, à la sauce au beurre et à la sauge me fait de l’oeil et je craque finalement pour son charme! Je décide que j’ai assez mangé pour la soirée et je repars le coeur léger.

Mardi @ South Street Seaport/ Financial District/ Flatiron District

Dernière journée à Manhattan. Missions achat de denrées pour mon voyage en train d’une demi-journée le lendemain et de chocolats des Mast Brothers pour honorer la requête de mon amie C. Au lieu d’aller à la boutique de Brooklyn, j’ai vu qu’ils ont une autre boutique du côté du South street seaport. Ça me permettra de visiter ce quartier que je n’ai pas encore exploré, ainsi que, peut-être, celui de Financial District et le 9/11 Memorial. Le seaport s’avère très intéressant pour ses vues sur East River, Brooklyn et le pont du même nom. Pour son mélange d’histoire et de modernité, de petites rues pavées, d’édifices délabrés et de boutiques huppées (Wall Street n’est pas loin). Sur South street, on trouve d’ailleurs la boutique d’importation de vins Pasanella and sons qui organise tous les dimanches une dégustation de nouveaux arrivages (dixit mon guide préféré). J’y ai acheté un vin californien pour offrir en cadeau à ma maman. Dans South street seaport, on peut aussi visiter ou y utiliser toutes sortes de bateaux, ferries, water taxis ou bateaux-musées. On y trouvait, jusqu’en 2005, le plus important marché de poissons de New York, Fulton Fish Market, qui se trouve maintenant dans le Bronx. Le dimanche, s’y tient toujours un marché. On peut aussi se promener le long du East River Waterfront Esplanade et du Pier 15 nouvellement réaménagé. Je me dirige ensuite vers l’ouest du quartier, en passant par Wall street et le New York Stock Exchange. Je passe par le 9/11 Memorial. J’observe quelques ouvriers à l’oeuvre aux étages du Freedom Tower (One World Trace Center ou 1WTC), dessiné par la firme d’architectes SOM. Je ne peux pas voir le Memorial en tant que tel, puisqu’il est barricadé, constitué de deux piscines-cascades jumelles construites sur les emplacements des deux tours, mais on peut en avoir un aperçu grâce à une vidéo du projet de l’architecte Michael Arad et l’architecte paysagiste Peter Walker (ci-après); une autre vidéo, un peu plus mielleuse, mais touchante, montre des membres des familles des victimes se recueillir sur le Memorial.

Je remarque aussi un bas-relief émouvant ornant un des murs de la caserne de pompiers Ten House (Ladder 10 Firehouse) située à l’angle de Greenwich & Liberty st. À voir aussi les photos consternantes de l’événement rassemblées dans le site. Après ça, je me sens un peu cheap d’aller au Century 21 pour magasiner des souliers… mais c’est quand même ce que j’ai fait et j’en ressors bredouille. Je n’avais probablement plus la tête à ça. De retour à la maison, je venais d’écrire à ma logeuse que j’étais rentrée et que j’attendais un peu avant de repartir pour souper à Eataly dans l’espoir de partager avec elle ce dernier repas à New York, lorsqu’elle est arrivée à son tour. Nous nous y rendons et on nous installe à une table de La Pizza La Pasta presque dans la minute, ce qui est quasiment un miracle. J’opte pour des pâtes et ma logeuse, pour une pizza. Je prends un verre de vin, la logeuse, de bière. J’avais le goût d’un dessert, mais il faut changer de «restaurant» pour le faire. On passe devant le comptoir et finalement aucun ne me fait de l’oeil. On rentre tout doucement à la maison, par la 5th avenue, comme on l’a fait plusieurs fois pendant mon séjour. Je prends une dernière photo de l’Empire State Building, qui a été mon phare à tous les soirs où je rentrais à pied dans mon quartier. C’est un beau souvenir à rapporter dans mon baluchon. Tous mes bagages sont prêts, je prends le train le lendemain matin à 8h15, je vais donc me lever tôt. Je remercie encore une fois ma logeuse et l’invite à Montréal. On se dit au revoir, comme si on savait qu’on allait se revoir.

Mercredi @ trajet Adirondack, train Amtrack

Matin. Ce trajet en train de presque 12 heures, appelé Adirondack, me permettra, comme à l’aller, d’apprivoiser tout doucement la transition. Le matin est un peu brumeux ce qui est en synchronie avec mon humeur. Puis, le voile gris se lève sur les paysages de la vallée de l’Hudson et laisse entrevoir les couleurs embrasées de l’automne, le long de l’Hudson River puis du lac Champlain. Le train roule tout doucement et c’est très bien ainsi…

Post scriptum @ New York City

Quand j’aurai le cafard, je m’enivrerai de ces images fantastiques de Pixelcase de la Grosse Pomme qui m’a accueillie comme si j’y étais née. Allez, vous aussi, vous rincer l’oeil, virtuellement ou réellement, en chair et en os. Son charme opérera, j’en suis certaine, sur vous, comme il en fut pour moi. Comme l’a chanté en 2005 Madonna et comme l’a dessiné en 1977 Milton Glaser, je proclame:

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