Voyager formule no 3: deux semaines culturelles dans une ville

C’est la 2e fois que j’opte pour cette formule voyage pour des vacances d’été. J’adore. (Si vous avez lu mes deux précédents billets, vous vous dites: elle adore voyager point.) Katerine chante: J’adooooooooore regarder danser les gens. Et c’est  en quelque sorte ce que me permet de faire une formule de ce genre. Deux semaines dans une même ville me permet de prendre le temps. Je  m’installe à un endroit, de préférence un appartement loué (pas encore essayé la formule échange d’appartement). Parce qu’on peut y prendre son petit déjeuner, quand on voyage avec un plus matinal que soi, c’est un avantage indéniable, surtout s’il se réveille avant l’ouverture de la salle à manger de l’hôtel ou des cafés. Un matinal je vous dis! En plus, louer un appartement offre de plus grandes chances de se retrouver dans un quartier résidentiel, à côtoyer de «vrais» locaux (qu’est-ce que ce serait de faux locaux? des touristes qui veulent vivre comme des locaux pendant deux semaines?!). On défait les bagages une seule fois pendant deux semaines et on les refait aussi une seule fois, au départ. Yé! Quand on a de la chance, il y a même une machine à laver le linge, ce qui permet ainsi de voyager plus léger. Mais oh! surprise, cette année, il n’y en avait pas. Bref, avant de réserver mieux vaut s’informer. Il ne faut pas prendre pour acquis que, puisqu’on loue un appartement, on aura automatiquement accès à une laveuse.

Bref, la première fois c’était il y a deux ans à Barcelone. Quel bonheur! J’y reviendrai peut-être dans un autre article. Cet été, Amsterdam. Je recherchais une ville un peu du même type, qui offre plusieurs musées et activités culturelles, tout en étant une ville d’architecture, donc un musée à ciel ouvert où il est agréable de marcher. Barcelone offre la plage, Amsterdam les canaux. Des excursions sont possibles à proximité de la ville, si le coeur nous en dit. La première journée est dédiée à l’organisation: achat d’une carte de transport public et d’une carte musées. Deux informations intéressantes et plutôt surprenantes en ce qui les concernent.

Pour la carte de transport public, en fait, je viens de me rappeler que nous l’avons achetée directement à l’information touristique de l’aéroport. Ce qui est surprenant, c’est qu’il faille acheter la carte au prix de 9,50 euros. Ensuite, on la charge d’un montant désiré (10 euros par exemple). Nous ne récupérons jamais ces 9,50 euros… un peu salé, non? Le fonctionnement de la carte, du moins pour le tramway (nous n’avons pas utilisé le métro), il faut passer la carte devant un lecteur magnétique en montant et en descendant. Le prix du parcours est calculé en fonction de la distance. Si on oublie de passer la carte en descendant, 4 euros le trajet! Eh oui, ça m’est arrivé une fois. Pour recharger la carte, on nous a informé qu’il y a des machines dans des supermarchés. Cependant, on a découvert qu’elles n’acceptent que les cartes de crédit ou bancaires locales… On a donc dû se rendre à la station centrale et aller au guichet où on nous charge 0,50 euros pour la transaction. Plus tard, on en a trouvé une, dans une tabagie, qui acceptait toutes les cartes de crédit. Donc, il y a place à l’amélioration de ce côté. Cependant, le tramway est simple et efficace, comme le réseau de bus à Paris dont j’ai parlé récemment. Surtout, il est tellement silencieux! Quel choc, au retour à Montréal, quel bruit!

La carte des musées s’est avérée beaucoup plus facile à utiliser. Cependant, il y a deux types de cartes. La plus publicisée s’appelle I amsterdam card. Elle est valide pour 1 à 3 jours (33 à 53 euros). Elle donne accès gratuitement à une vingtaine de musées, ainsi qu’à d’autres attractions touristiques, aux transports publics, incluant une ballade en bateau de type Hop On Hop Off. Comme la plupart des touristes font un séjour de 2 ou 3 jours à Amsterdam, c’est une offre très intéressante. Dans mon cas, c’était pratiquement l’effet de surprise assuré quand je disais que je restais pour deux semaines. Elle n’était donc pas  vraiment intéressante pour moi. Aucune envie de faire trois jours intensifs de musées, mais plutôt d’y consacrer deux heures par jour, par musée, à son rythme, à ses heures, en fonction de la météo. On a trouvé ce qu’il fallait : la Museumkaart, une carte annuelle qui donne accès gratuitement à plus de 400 musées aux Pays-Bas, dont plus d’une trentaine à Amsterdam. Il faut être bien renseigné en tant que touriste car on ne trouve pas aussi facilement de l’information à son sujet. En plus, et contrairement à celle achetée à Barcelone, on peut retourner à chaque musée autant de fois que l’on veut, et ce, pour la modique somme de 40 euros. Donc, moins chère que celle de 3 jours. Wow! Ça c’est une vraie politique nationale d’accès public aux musées. À Montréal, je n’ai trouvé comme équivalent que la Carte Musées Montréal Prestige – 1 an ne donnant accès que deux fois à chaque musée de la ville pour un coût de 200$ (en vente seulement à la Société des directeurs des musées montréalais (SDMM), c’est où ça?!). Sinon, on trouve aussi une carte similaire pour 3 jours avec ou sans transport pour 60 ou 65$. Montréal, ce n’est pas Amsterdam et le Canada, pas les Pays-Bas sur ce plan!

Le troisième outil pratique pour un séjour de deux semaines est un bon guide touristique. Si on aime l’architecture et qu’on veut visiter une ville et ses différents quartiers, le Guide Voir est une mine d’or (et assez lourd). Comme la formule n’est pas celle en sac à dos et à la constante recherche de bonnes auberges où dormir, mais plutôt d’exploration riche et prolongée d’une seule ville, c’est un compagnon agréable. Je ne dirais pas idéal. Il faut savoir le compléter par de l’information culturelle plus actuelle et contemporaine. En effet, ce guide est une bonne introduction à l’histoire et à la culture historique. De belles pages illustrées offrant de nombreuses informations détaillées sur différents quartiers, mais qui donne une impression un peu figée, cristallisée de la ville et de sa vie. C’est pourquoi je tente de compléter l’information sur place. Une source intéressante, le magazine Time out pour un aperçu de la vie culturelle vivante. Le site internet n’est pas mal, mais rien de vaut la revue hebdomadaire, plus complète et à jour. L’autre info, ce sont les affiches publicitaires qu’on trouve un peu partout. (Je sais, dans ma propre ville, je n’aime pas trop, mais pour les activités culturelles, je tolère). Même en néerlandais, j’arrive à saisir ce dont il est question. (D’ailleurs, on s’était fait une petit règle grammaticale néerlandaise: un mot anglais avec le suffixe «en»… pas vraiment dans les règles, mais on s’est bien amusé). C’est comme ça que j’ai réussi à spotter l’activité que je rêvais de faire à Amsterdam: une visite d’architecture contemporaine. Je souhaitais aussi visiter les jardins privés, mais zut, c’était le weekend juste avant mon arrivée. Et l’autre, dans mon quartier, je croyais (faussement) que c’était la même journée que cette visite d’architecture. Le choix a été déchirant, mais pas tant que ça.

Grâce à cette affiche, j’ai fait la meilleure activité de mon séjour, voire même  à vie. Vous comprenez que j’entretiens une passion pour l’architecture contemporaine, mais surtout l’architecture domiciliaire contemporaine. J’y ai même consacré un an et demi de ma vie… Rêve inachevé, mais toujours alimenté! Je savais, pour avoir acheté quelques livres sur le sujet, que les Pays-Bas sont un pays dynamique dans ce domaine. Les maisons contemporaines sont simples, sobres, élégantes, faites de matériaux variés, mais toujours de bonne qualité. De beaux espaces de vie, bien éclairés.  Une maison, comme un endroit reposant, mais aussi stimulant, accueillant famille et amis, lieu d’activités diverses, intimes mais aussi sociales. Un lieu non pas décoré, mais habité des expériences, découvertes et passions de ses occupants. C’est exactement ce que j’ai pu constater lors de la Dag van de architectuur en visitant presque toutes les maisons ouvertes de ce quartier d’Amsterdam. Je ne pouvais croire, et ne le peux encore, à l’immense générosité de ces gens d’ouvrir ainsi leurs portes à des inconnus, des visiteurs curieux et fouineurs. Généreux et fiers de leur espace de vie. Pour la plupart, ils étaient là pour nous accueillir et discuter avec nous de la conception de leur maison. Il va de soi que ce sont des gens fortunés. La plupart sont des professionnels, travailleurs autonomes, plusieurs architectes. Ce quartier, Ijburg, est en fait une île artificielle construite par la ville dont les lots ont été entièrement laissés à l’imagination de ces acheteurs particuliers (pas des promoteurs). Une seule condition: respecter les dimensions de 6m x 12m x 14m, soit au maximum 4 quatre étages de hauteur. Malgré la variété des matériaux de revêtement utilisés, il s’en dégage, somme toute, une relative harmonie d’ensemble. Que dire de la qualité de vie de ces familles. Qui dit île, dit proximité de l’eau. Ce dimanche-là, les enfants sont partout, dans les rues, sur les trottoirs, dans le parc, sur l’eau, dans les espaces verts, dans les maisons. Les gens discutent, s’occupent. À dix minutes en tramway de la station centrale d’Amsterdam, y’a de quoi être inspiré.

Bon, je vous laisse sur ces quelques photos… J’aurais encore beaucoup à dire sur Amsterdam. Vous comprenez que j’ai… adoré! J’y reviendrai peut-être au cours des prochaines semaines. Je vous recommande surtout d’y aller et d’y prendre votre temps.

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
Cet article, publié dans Voyage, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 commentaires pour Voyager formule no 3: deux semaines culturelles dans une ville

  1. lève-tôt dit :

    J’ai fait récemment un merveilleux voyage dans cette ville et je suis d’accord avec toi pour la formule location appartement c’est idéal, surtout si le(la)compagnon(gne) de voyage est une marmotte…
    J’ajouterais qu’ une petite course matinale le long des canaux est inspirante et tonifiante!
    Un lève-tôt

  2. Ping : Savourer la culture en plein air : BJM le plein de vitalité | Curieuse d'idées

  3. Ping : «Micro» virée canadienne: Ottawa et Toronto | Curieuse d'idées

  4. Ping : De la visite à NY! Midtown, West Village & High Line | Curieuse d'idées

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s