Poursuivre une oeuvre nécessaire…

Je vous ai déjà entretenu du documentaire Scrapper l’art. Suzanne Guy poursuit son oeuvre d’éducation mais aussi d’hommage aux artistes d’art public. On retrouve un de ses comparses, je suppose, le sympathique Pierre Leblanc qu’on découvre si touchant dans le premier épisode de Vu par hasard (quel beau titre d’émission!). Je suis totalement sous le charme de sa boîte à souvenirs et à histoires de son père. Merci Suzanne Guy de nous  mettre en contact avec ces artistes pour qu’ils nous dévoilent un peu de leur démarche et de leur réflexion sur le monde et sur la vie. À la suite du visionnement du documentaire précédemment mentionné, je déplorais justement, dans l’état actuel de l’art public au Québec, l’absence de pistes, d’indications, de communication entre ces artistes et le public auquel ils s’adressent. Le nouvel opus de Suzanne Guy fait ce pont. Non seulement on nous offre l’occasion d’entrevoir les oeuvres dans le confort de notre salon, mais surtout, sans nous livrer tout de leur oeuvre, les artistes nous en disent juste assez, que ce soit sur le sens ou sur la forme, pour nous permettre de l’apprivoiser un peu plus.

C’est par hasard que je suis tombée sur cette émission, en explorant ce soir les nouvelles  «mises en ondes» dans Tou.tv. Je m’arrête ici, je vais regarder immédiatement le 2e épisode.

Épisode 2: à propos des oeuvres de Richard Purdy (entre autres)

C’est l’fun un petit secret dans l’architecture, on aime ça. Les petites choses cachées.

Richard Purdy

Non, ce n’est pas payant. Mais c’est intéressant [de travailler avec les artistes].

Franz Knoll (ingénieur)

Il cherche les difficultés techniques [M. Purdy]. Il s’intéresse aux limites du possible.

Franz Knoll (ingénieur)

J’essaie de faire le projet en pensant à cinq personnes: le propriétaire […], l’architecte […], le critique d’art […], l’artiste et le public.

Richard Purdy

Épisode 3: à propos des oeuvres de François Mathieu (entre autres)

C’est là que j’ai commencé à m’assumer et à accepter que c’était correct de faire des choses qui ne servent à rien. Ce que je voyais, c’était le droit de faire ça, cette permission de faire des choses inutiles. Pour moi, c’était une poésie, c’était fabuleux.

François Mathieu

Il y a un côté incongru finalement qui me plaît toujours dans les objets, quand on se dit: Pourquoi il a fait ça lui? […] Les machines inutiles, ça vient de la permission de faire des choses aucunement dans le but d’en attendre quelque chose. Les faire pour les faire. Se donner le droit de les faire. Pour aller de plus en plus vers la poésie, vers quelque chose de porteur, il fallait pour moi que la machine et la destination soient le plus éloignées possible l’une de l’autre.

François Mathieu

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À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
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2 commentaires pour Poursuivre une oeuvre nécessaire…

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