L’école des films: l’amour d’un père pour son fils (et pour les films)

On a dit de Café de Flore, qu’il est un film sur l’amour de la musique, sur l’amour inconditionnel, sur l’amour. Je dis du livre L’école des films (Film club) de David Gilmour qu’il est un livre sur l’amour d’un père pour son fils, sur l’amour du cinéma et sur l’amour point.

J’ai dévoré ce livre de 216 pages en une journée. Vous vous sentez bien, vous vous sentez mal, vous lisez ce livre. J’ai éclaté de rires, j’ai pleurniché, j’ai été émue de la première à la dernière phrase. Comme David Gilmour, auteur et personnage du livre, je veux recommander ce livre à tous mes amis (et les autres) et je veux qu’ils l’aiment comme je l’ai aimé. Qu’ils trouvent attendrissant, profondément humain, ce père qui permet à son fils de 16 ans de quitter l’école avec sa bénédiction. Seule condition: visionner avec lui des films choisis par lui trois fois par semaine. Et pas de drogues. Bon, en fait, ça fait deux conditions. Et le livre est comme ça. Le père cherche comment être un bon père tandis que son fils se cherche tout court. Et il attend de son père qu’il lui dise (sans vraiment lui dire) comment parvenir à trouver qui il est. Et le père veut être le père et non l’ami, le chum. Il y a certaines choses qui se disent à un père et d’autres qui doivent se dire à des chums. Et la complicité se construit au fil des introductions pédagogiques du père, des films visionnés, des questions pour vérifier les leçons apprises et surtout des silences entre le père et le fils. Permettre à quelqu’un de se trouver c’est lui donner la liberté de faire des erreurs, tout en tâtonnant afin de lui aménager des garde-fou pas trop emprisonnants.

De mon point de vue de fille, je considère que c’est un livre de gars, un choix de films de gars, des dialogues de gars, entre un père et son fils, des questionnements de gars. La difficulté de trouver une blonde, surtout une belle blonde dont tous les autres gars rêvent – c’est si important les gars?, de vivre une relation avec elle et, le plus dur, de se faire quitter par elle. Je pense ici à High Fidelity (le livre de l’anglais Nick Hornby, pas le film états-uniens gnagna) que mes chums de gars ont bien aimé et que j’ai la fierté de leur avoir fait découvrir au retour d’un séjour de 6 mois en Angleterre.  Je pense que, pour moi, c’est  plus enivrant d’avoir un ami qui tripe autant que moi sur un livre, un film, une chanson qu’un chum dont toutes les filles rêvent. Too exhausting. Bref, j’aimerais qu’ils aiment ce livre autant que moi; j’espère au moins qu’ils le lisent et que, s’ils ne l’aiment pas, ils m’expliquent pourquoi. Je vous jure, je vais écouter attentivement leur avis. À Isabella, Ratonne et Watermellon, sautez là-dedans, on se fait un souper et on en reparle, ou bien, non on se loue un des films.

Je vais m’arrêter ici. J’ai appris des leçons de David Gilmour. Ne pas en dire trop. Je vais aller me choisir un des films qu’il mentionne,  Le souffle au coeur peut-être, et faire mon éducation.

Je ne peux m’empêcher de vous dire que j’ai trouvé une entrevue de 5 minutes avec David Gilmour et son fils Jesse au sujet de ce livre. Je ne la mets pas ici, puisque je veux laisser toute la place qui revient au livre d’abord. Mais vous pouvez la voir ici.

Je vous laisse sur l’exergue choisi par Gilmour pour l’introduction de son roman:

Mais, à la vérité, je n’y entens sinon cela, que la plus grande difficulté et importante de l’humaine science semble estre en cet endroit où il se traite de la nourriture et institution des enfans.

Michel de Montaigne (1533-1592)

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4 commentaires pour L’école des films: l’amour d’un père pour son fils (et pour les films)

  1. celle qui a du temps dit :

    J’ai eu ce livre en cadeau et l’ai aussi dévoré avec grand plaisir, en me disant qu’il faudrait que j’y revienne pour sélectionner certains des films dont il est question – toute une éducation à faire ici, je ne suis pas une grande fan de films…

  2. Maintenant que tu as du temps, tu pourras peut-être apprivoiser cette forme d’art tout doucement…

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