Activités culturelles de janvier 2012… dans mon rétroviseur

Ouf! Janvier est déjà terminé. Pas une minute pour écrire un petit article. On dirait la cigale qui se plaint d’avoir trop dansé! Disons que j’ai plus travaillé que dansé, mais je ne me suis quand même pas privée de quelques activités. Donc, je vous propose un bref survol des spectacles vus et des plats goûtés en ce mois de janvier printanier. Une chronique du style Dans mon rétroviseur.

J’attendais avec impatience que recommence mon cours de danse africaine, que j’ai débuté l’automne dernier. Cours que j’avais adoré d’ailleurs. Pour des raisons que j’ignore, aucune nouvelle de l’école où il a lieu, malgré mes visites dans le site Internet et le message téléphonique laissé sur le répondeur. Je me suis donc tournée vers un cours de tango. Bon, ce n’est absolument pas la même intensité aérobique; on pourrait même dire que c’est à l’opposé. En revanche, je travaille les détails. Premier cours, apprendre à marcher avec l’autre. Point. Deuxième cours, j’ai appris que je poussais plus fort de la main droite que de la main gauche, que j’étais trop tendue des épaules (aucune surprise jusqu’ici) et que je devais faire de plus grands pas en arrière (la majeure partie des pas à faire par la personne guidée). Je me suis aussi pointée pour une heure à la pratique du dimanche (gratuite pour les élèves du cours). Aucun guideur (entendre homme) de mon niveau débutant ne s’y est présenté. J’ai donc pratiqué mes qualités d’écoute avec de nouveaux cavaliers de très loin plus expérimentés que moi et j’ai observé les autres couples. Encore ici, je constate que ma mémoire corporelle fait défaut et que je n’ai aucune envie de l’activer. Je préfère me laisser guider… mais je ne sais pas si ce sera une stratégie gagnante. À suivre…

Pour Noël, j’ai offert un billet de spectacle d’humour à ma maman. J’ai donc choisi un spectacle en salle au mois de janvier, c’est tombé sur celui de Mario Jean. Je ne le connaissais pas vraiment. De ses quelques apparitions à la télé, je le trouvais plutôt sympathique. Je n’ai absolument pas aimé son type d’humour de droite conservatrice américaine. Le gouvernement c’est de la merde, si chacun de nous faisait le travail à sa place, ce serait bien mieux. Il n’a pas grand-chose (d’intelligent) à dire et ne m’a pas  fait beaucoup rire. Outre un numéro sur l’insomnie, plutôt anodin. Dommage.

Deux spectacles de danse dans le cadre de mon abonnement à Danse Danse. Personae de Jose Navas et Vertical Road Akran Kham. J’avais déjà vu Miniatures de Jose Navas, qui m’avait laissée de glace. En en ayant parlé avec une amie d’une amie, elle m’a dit qu’elle en avait pleuré. Deux réactions totalement différentes. C’est fascinant. Bref, j’arrivais au spectacle l’esprit ouvert, prête à changer d’avis. Je n’ai pas changé d’avis. Même mécanique: des solos entrecoupés de pause où l’on voit le danseur et chorégraphe changer de costume, s’éponger et s’hydrater (ce qu’on croit de l’eau est en fait du scotch, confession de l’artiste pendant la causerie qui a suivi). Le danseur a un corps magnifique, il en profite. Son style, des mouvements de bras à répétition. Esthétique formelle. Narration quasi absente, sauf quelques allusions «au désir et au divin», explications tirées du programme. Six déclinaisons sur cette thématique, portées par des musiques différentes. Une grande chorégraphie, osée, la seule qui m’ait vraiment interpellée. Coïncidence ou volonté des codirecteurs artistiques, on retrouve la même thématique du divin chez Akran Kham dans Vertical Road, une chorégraphie inspirée de l’oeuvre de Rumi, fondateurs des Derviches tourneurs, dont j’avais lu l’histoire romancée dans Soufi, mon amour. J’avais déjà vu zero degrees, chorégraphié et dansé en duo avec Sidi Larbi Cherkaoui. J’avais beaucoup aimé. J’ai ensuite vu In-I avec Juliette Binoche. Intéressant, sans plus. Pour celle-ci, huit danseurs presque toujours sur scène, d’une performance exceptionnelle. Danser l’invisible, les ondes, l’influence, l’attirance et la répulsion, les vibrations, les croyances. Des mouvements intenses dans un rythme inspiré du butō. Paradoxe captivant. Bien aimé, même si j’ai un peu combattu le sommeil, en ce vendredi soir après une semaine chargée. Exceptionnellement, je me suis sauvée pendant la causerie.

J’ai commencé Limonov pendant le temps des fêtes, avec grand intérêt. On est dans une histoire, vraie, totalement rocambolesque. Je me trouve, comme Emmanuel Carrère l’auteur, totalement en rupture de milieu, de culture, de valeurs avec le personnage. Ça m’intéresse tout comme lui de comprendre cet univers. Je stagne à la moitié, par manque de temps et aussi par changement de rythme et d’histoire. Description de l’histoire de l’Union soviétique. Entre temps, je me suis offert un hors-d’oeuvre savoureux: Le gourmet solitaire (孤独のグルメ, Kodoku no gurume). Quelle bédé de Jirō Taniguchi! Je suis retournée au Japon le temps de le lire! Pour confondre encore plus le lecteur, il faut lire le livre en commençant par la «quatrième» de couverture (dans la culture occidentale) et en lisant les cases de droite à gauche. Un recueil de nouvelles illustrées narrant chacune une histoire autour d’un plat, tous les plus différents les uns que les autres de mes habitudes alimentaires. J’ai eu le goût de manger japonais, évidemment.

Donc, visite chez Tampopo, un midi. Menu midi à 10$, incluant un entrée de salade d’algues, délicieuse, fraîche, gouteuse, plein de vert (de chlorophyle!), un plat de nouilles Gado Gado et du thé à volonté.

Retour chez Toqué, le midi… mais pas de menu à 10$! Excellente entrée:  Tartare de cerf, jaune d’œuf à l’huile de truffe, chou craquant et parmesan. Savoureux, moelleux, juste bien épicé. Plat principal: Truite confite brûlée au sirop d’érable, glace de légumes, salade de chou vert et chou rouge. Délicat. Dessert au chocolat: Biscuit Joconde, ganache au chocolat noir et au lait, liqueur de noisette, florentine et pistaches. Tous très bons. Mais l’exception, cette fois-ci, ce sont les vins, offerts aussi en demi-verres le midi, en accord avec les mets. Avec le cerf, Côtes de Francs 2005, Château Le Puy. Avec la truite confite, VdP d’Urfée 2009, Roussanne de Madone, G. Bonnefoy. Tous d’importation, malheureusement. Il faudra retourner au Toqué pour y regoûter. Hoonnn, c’est donc bien plate!

Avant les spectacles de danse, souper chez Nyks et au F Bar. J’avais vraiment hâte de retourner chez Nyks. Toujours la même sympathique ambiance de pub. J’ai pris cette fois des ris de veau. Délicieux. Mais moi, des ris de veau, il faut qu’on prenne la peine de me les servir en pièces détachées, pas en une seule pièce. Au F Bar, c’est une autre histoire. J’ai fait un effort de prendre une spécialité portugaise, la batoque, une pièce de boeuf  demandée médium saignante. Je l’ai reçu plutôt médium bien cuite, je l’ai mentionné à la serveuse qui m’a demandé: et pour vous, c’est quelle cuisson? J’ai poliment décliné l’offre de le retourner au chef. J’ai regretté. Malgré une belle épaisseur, le steak était dur et sec. Une bonne sauce a réchappé l’affaire. Bon vin rouge portugais qui a aidé à faire passer la facture.

Ça faisait un bout de temps que je voulais essayer le café Ellefsen. J’ai opté pour un trio de smorrebrod, j’ai choisi celui aux lardons, pommes, mayo et thym ; aux pleurotes, truffes et céleri-rave; au saumon fumé, crème sûre et roquette. Le premier, de loin mon préféré. Tous sur un bon pain de seigle goûteux. Un scone aux fraises et un thé chai Camelia Sinensis. Chouette ambiance, bonne musique.

Aussi visité le café Le placard. Grand espace à l’aspect vieillot, de magnifiques boiseries et un plafond ouvragé. J’y ai pris un thé chai latté et un muffin aux agrumes. Bien savoureux, mais j’aurais apprécié un choix plus santé, avec des farines moins raffinées. Ça relevait davantage du petit gâteau que du muffin.

Samedi dernier, nouveau chapitre au combat amical des Chefs, la cuisine ludique. Peinant à trouver des aliments intéressants commençant par D, on a décidé d’assouplir les règles en incluant aussi E et F. De l’avis des trois, la meilleure version du défi. Je vous reviens pour les détails et des photos.

Mon temps libre du début janvier, je l’ai consacré à la finalisation d’un album photo, de Barcelone. Cent quarante pages, format 12 po x 12 po. Près de 300 photos. J’y ai presque consacré 6 mois à temps perdu en replongeant dans mes guides de voyage ou d’autres nouveaux, comme Barcelone secrète et insolite, d’où j’ai tiré des anecdotes… insolites! C’est vraiment un beau passe-temps, comme je l’ai déjà écrit, j’y ai passé 6 mois, mais j’étais encore en voyage, en le faisant. Je viens d’attaquer celui de Buenos Aires. J’espère quand même avoir un peu de temps pour écrire des articles dans mon blogue!

MàJ 23 février 2012. J’ai terminé ma lecture de Limonov et j’en parle ici.

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2 commentaires pour Activités culturelles de janvier 2012… dans mon rétroviseur

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