Les petits miracles de la vie: les rien’a…

Connaissez-vous les repas touski? Bien oui, quand le repas (généralement le soir) consiste à manger tout ce qui (touski) reste dans le frigo.  Une moitié d’avocat,  deux cuillères de riz aux légumes, trois bouchées de saumon poché et quatre feuilles de laitue défraîchies qui traînent dans le bac à légumes depuis… Mieux vaut ne pas le savoir.

À l’inverse, il y a les soirées rien’a. Non seulement y’a rien à manger, mais y’a rien pour faire à manger. Plus rien dans le frigo, guère plus dans le garde-manger. Même pas une petite portion de rien au congélo. (Bon ce n’est pas vrai, j’ai encore quatre portions de chili, mais comme j’en ai mangé TOUS les jours la semaine passée, je n’ai pas le goût de m’en faire décongeler.) J’avais pensé aller me chercher un takeout… comme je travaille tard demain soir, ça voulait dire que je me tapais un lunch le midi et le soir. Mouin, moi qui n’aime pas les sandwichs, cette perspective ne me plaisait pas trop. Alors, je regarde encore un peu dans le frigo: deux, trois vieilles carottes, un fond de crème sûre, des oeufs. Dans le congélo, des pains pitas et des tortillas. Dans le garde-manger: des oignons, des patates, une boîte de tomates en dés. Bon, qu’est-ce que je peux faire?

Et tout à coup, en deux, trois secondes, trois, quatre idées me viennent. Je ne sais plus lesquelles choisir alors aussi bien les faire toutes. Après tout, je ne suis pas pour laisser cette demi-boîte de tomates traîner dans le frigo trop longtemps. Allez hop! On y va. Avant d’attaquer, je m’ouvre une petite bière (parce que ça, y’en a pas mal toujours dans mon frigo!) et je savoure la victoire de mon imagination! Yé! Transformer avec trois fois rien un frigo vide en frigo plein – parce qu’évidemment, je ne mangerai pas tout en un seul repas. Qui a dit: c’est fou tout ce qu’on peut faire avec rien?

Pour ce soir: pizza à la crème sûre, thym, oignons tombés et vinaigre balsamique. Ça faisait longtemps que j’avais fait cette recette-là, inspirée de je ne sais plus quelle idée. En tout cas, elle était délicieuse. Le petit filet de balsamique fait toute la différence. Avouez que vous n’y aviez pas pensé utiliser la crème sûre comme sauce à pizza! Vous m’en redonnerez des nouvelles!

Pour demain midi: riz à l’oignon et thon à la provençale (oignon, ail, céleri – j’en avais pas, j’ai mis graines de céleri – carottes en dés, zeste de citron, bouillon de poulet – bien oui, fait avec un carré de poudre, ça dépanne – feuille de laurier, basilic et marjolaine; pour les fines herbes, je ne suis jamais en panne, j’en ai un tiroir plein, et même un peu plus!)

Pour demain soir, à avaler en finalisant ma présentation… avant de la présenter de 19h à 22h: tortillas de salade aux oeufs, extra cornichons sûrs et persil italien frais, sel, poivre frais. Rien de révolutionnaire, mais un bon sandwich aux oeufs, ça sauve bien des lunchs! Quand y’a plus de garniture que de pain, ça fait toute la différence!

En extra, une bonne grosse soupe chunky: oignon, carottes, patate, orge, le reste de la boîte de tomates, un autre cube de bouillon de poulet, feuille de laurier, basilic, marjolaine – oui je sais que ça ressemble à l’autre, le thon en moins, la patate en plus –  et à la dernière minute, des édamames congelés et du persil frais.

C’est-ti pas beau la vie?

MàJ. 2 avril 2012. Ce soir, c’est une salade touski qui est au menu. Une vieille mangue ratatinée (mais ô combien encore délicieuse), un avocat presque trop mûr (un peu brun sur les bords, mais encore bien vert au centre), des petites crevettes «de Matane» qui doivent être consommées au plus tard aujourd’hui, quelques tomates cerises, un quart d’oignon jaune coupé en dés trempés quelques minutes dans l’eau froide, trois feuilles de laitue romaine datant d’une semaine mais encore pas trop mal, 3-4 branches de persil plat, jus d’1/2 lime, huile d’olive, poivre frais, fleur de sel. Minoum! C’est tellement réjouissant que je me laisse tenter par un petit verre de vin blanc argentin ouvert ce weekend: Pinot gris Valle de Uco 2011 Bodega François Lurton Mendoza. Un vrai festin pas compliqué, dégusté en écoutant Stanley Péan, qui me fait découvrir le jazz tout doucement.

Encore une fois: c’est-ti pas beau la vie?

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
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