Graffiti et art muraliste chiliens: un feu d’artifice!

Je suis allée au Chili en février dernier. Ces jours-ci, j’y suis encore. Je passe tous mes temps libres à travailler à mon album photo. Toutes les photos, un record, près d’un millier, tiennent dans 146 pages. Pourquoi autant de photos? Car tant de tentatives de cerner l’âme d’un peuple (une bien grande prétention, je sais) en si peu de jours. Les détails retiennent, encore et toujours, mon attention. Pourtant, cette fois-ci, les détails se donnaient à voir, très visiblement. Parmi ceux-ci, les graffitis. Un peu à Santiago, un déluge à Valparaiso. Cette cacophonie de couleurs créent un ensemble, je ne dirais pas cohérent, mais un ensemble caractéristique de l’endroit. C’est une tâche insurmontable que de vouloir identifier quelques-uns de leurs auteurs. Un outil incroyable: internet.

J’ai découvert, par exemple, grâce à une photographie d’une de leurs oeuvres sur le mur d’un bar à Santiago, que le collectif Brigada Ramona Parra (BRP) est un groupe important de l’art muraliste chilien engagé. Il a été fondé en 1968, du nom d’un femme qui a été assassinée dans les années 1940 pendant une manifestation. Leurs oeuvres sont toujours collectives et visent à lutter contre «las injusticias y la depresión de una sociedad gris».

J’ai aussi déniché Faisons le mur un très intéressant webdocumentaire d’un jeune couple de Français (et leur site internet en complément) portant sur le graffiti sud-amércain: Valparaiso, Santiago, Buenos Aires, Montevideo et São Paulo. Ils donnent quelques informations sociopolitiques et entrent vite dans le vif du sujet à chaque endroit: les graffitis et les graffiteurs. On en voit, on nous en parle et on voit des graffiteurs à l’oeuvre, chose exceptionnelle à mon avis.

Quelques autres liens intéressants sur le sujet:

  • Un site qui semble très documenté sur l’art graphique urbain (comme ils disent): Los muros nos hablan (en espagnol).
  • J’ai cherché le site officiel de la Galeria BOMB, à Santiago, qui se dédie à l’art du graffiti, non sans critique, paraît-il. Le lien ne semble pas fonctionner, pour le moment. Un billet de blogue à son sujet de Revista Huacha (en espagnol).
  • FatCap, un site web précurseur, du temps où la caméra numérique n’existait pas, au sujet des graffitis dans le monde (en français et en anglais). Une section sur le Chili (Santiago et Valparaison, entre autres).
  • Art Crimes, un autre site (en anglais) sur les graffitis dans le monde, vraiment moins convivial, mais j’y ai trouvé des infos sur BRP, entre autres.
  • Un communiqué de presse très instructif de l’exposition «Paraíso urbano Chili : graffiti & street art» à Paris en décembre dernier à la galerie Itinerrance (en français).
  • Cependant, il semble que les autorités de la ville de Valparaiso ne soient plus aussi tolérantes qu’elles l’étaient depuis mars 2012 et procèdent au nettoyage des graffitis. Malgré le sentiment d’anarchisme qu’ils créaient, Valparaiso va y perdre de sa vitalité. Dommage.

Pourquoi les graffitis me fascinent tant? Est-ce parce qu’ils seraient comme des BD en format géant?

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
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