Pas toujours facile la vie à NY…

C’est une blague. NY, so easy! Mais deux choses sont difficiles:

  1. Pas avoir le temps de tout voir, de tout faire, de tout lire quand on travaille à NY.
  2. Le bruit. Hier c’était le comble dans l’autobus! Sinon, partout, dans la rue, dans les restos, dans ma chambre, dans mon bureau, les sirènes, les climatiseurs, les klaxons… Je sais, il y a pire dans la vie.
  • C’est tout.

Sinon, récap’ rapide de ma semaine, je suis en retard dans les nouvelles!

Lundi. Aller-retour à Brooklyn. Retour tardif. Journée épuisante, street food réconfortante à 22h. J’en ai parlé ici. J’y suis repassée hier (samedi) à la même heure : mêmes trois types aussi énergiques, même ambiance, même file d’attente masculine. Une photo pour vous en convaincre.

Mardi. Visite d’une middle school dans le chic quartier Upper West Side. Ce fut somme toute assez simple d’entrer dans une école, mais il y a de la sécurité partout, évidemment. La classe est multiethnique, les jeunes sont plutôt timides avec moi, mais quand même ouverts à me parler. Quand je quitte, il est presque midi, je pars à la découverte d’un petit oasis pour le lunch, comme on dit ici. Lonely Planet m’en indique deux, Kefi (grec) et Momofuku Milk Bar* (asiatique). Je passe ma route pour les deux, parfois, il faut y aller à l’intuition. Je m’arrête à la petite terrasse de Nonna sur Columbus avenue. Mon intuition ne me trompe pas: excellentes parpadelles de champignons sauvages qui me rappellent celles à la sauge mangées sur le bord d’un canal de Venise l’an passé, presqu’à la même époque. Un couple me voit avec mon guide Lonely Planet, l’homme me fait ses recommandations de visites. On est sur la même longueur d’onde, tout ce qu’il me propose, je l’ai déjà vu ou prévois le visiter!

Tout l’après-midi, je m’échine à la tâche qui me stresse, mais avec tant d’ardeur que je l’achève (avant qu’elle ne m’achève!) vers 19h30. Hourra! Je me récompense en allant finalement visiter Macy’s à deux coins de rue de chez moi, énorme magasin à rayons qui fait tout un pâté de maisons, à NY, ce n’est pas peu dire! Il y a huit étages et le fait le plus marquant de ma visite est de prendre les vieux escaliers roulants en bois à partir du 5e étage. Rigolo! Vous notez à quel point j’aime le magasinage! J’ai bien vu deux ou trois paires de souliers/bottines intéressantes, sinon, pour le reste, il y a vraiment trop de stock pour moi! Il y a des designers connus, mais j’ai l’impression que ce sont leurs lignes bas de gamme et je n’aime pas trop acheter un truc qui s’émousse après l’avoir mis deux fois.

Bref, je passe mon tour à la caisse et je me rends directement à Times Square (on se croirait dans un jeu de Monopoly!). On dira ce qu’on voudra, que vous soyez pour ou contre, vous mettez les pieds là et vous devenez gaga. C’est comme une bulle, trop illuminée, trop colorée, trop sucrée, trop achalandée, mais vous restez là, hypnotisé. En plus, ils ont aménagé des estrades pour pouvoir vraiment en profiter. C’est le paradis de ceux qui veulent avoir leur 30 secondes de gloire sur grand écran. On y voit aussi toutes sortes d’amuseurs publics, j’ai presque vu une bataille entre un joueur d’accordéon et un autre de guitare en caleçons (et je vous jure qu’il les remplissait, ses caleçons) qui reluquait le même spot de sollicitation/performance. Je me suis laissée tenter par une des cantines de rue installées là, Nuchas : deux empanadas pour 5$, l’un vegan, un curry de champignons shiitake et autres légumes, et l’autre carnivore, côtes courtes de porc braisées au vin rouge, mon meilleur. Je suis restée à Times Square presque jusqu’à minuit à observer la foule et à emmagasiner toute cette énergie.

Mercredi. Yom Kippur. La cafétéria de l’édifice est presque vide, je me demande pourquoi jusqu’à ce qu’on me rappelle que c’est fête juive ce jour-là. Voici ce que je mange habituellement le midi à cette cafétéria, pas mal du tout. Bar à salades, où tous les légumes sont super frais et assez variés, et où on propose différentes salades à base de diverses céréales  ou légumineuses. Rarement, je prends un plat au comptoir chaud; et il y a toujours des options végétariennes. Ici, j’avais pris, je crois, des légumes à la méditerranéenne. Cette semaine, j’ai découvert la vinaigrette au sésame qui accompagne merveilleusement les haricots blancs ou encore les carottes râpées. Restée au bureau jusqu’à tard, encore; à un certain moment, deux autres collègues sont arrivés pour une réunion… avec une bouteille de vin rouge, «Bordeaux de France», a précisé la personne qui l’avait achetée. Quelle agréable façon de terminer la journée. Après avoir fait différents plans, je suis rentrée directement chez moi pour manger un plat d’oeufs brouillés, d’avocat écrasé et de morceaux de tomates. C’est à peu près le repas le plus élaboré que je me suis cuisiné jusqu’à maintenant depuis que je suis à NY, mais c’était délicieux.

Jeudi. Après un dîner avec la personne avec qui je collabore (qui m’invite encore une fois), un café avec une personne avec qui il m’a mise en contact (qui m’invite aussi) et un meeting de travail avec d’autres collègues, où il en manque plusieurs pour cause de maladie, j’arrive à la maison à 20h et je propose à ma logeuse d’aller faire un tour à Madison Square Eats, où se trouvent quelques cantines de rues fancy, qu’on avait aperçues au retour de notre escapade de dimanche soir. Quelle bonne idée! Quand on arrive, il y a du monde, de l’ambiance, la température est parfaite, c’est l’endroit idéal où se retrouver jeudi soir. Ma logeuse me précise que jeudi soir c’est maintenant le soir des levées de fond (avant c’était le lundi), c’est pourquoi, pense-t-elle, la ville est si animée. J’ai déjà lu un article assez hallucinant sur cette industrie à New York, assez paradoxale. J’essaierai d’en retrouver la source… Nous prenons le temps de faire le tour de toutes les cantines, environ une trentaine quand même dans un espace somme toute assez restreint. Quelques tables hautes et basses se trouvent au centre de la place, mais évidemment, elles sont toutes prises et c’est la course à qui va sauter sur celle que des personnes s’apprêtent à quitter. J’opte pour un fish and chips (10$) de Bar Suzette, dont le poisson est si moelleux, la friture si légère, les frites allumettes, si fines, c’est un délice. Le seul inconvénient, le manger debout s’avère un exercice un peu périlleux. Originellement, ce resto sert des crêpes et celle aux poires, bleu, noix et aragula avait l’air très appétissante, débordante d’aliments. Avec ça, une bière Oktoberfest (encore!) (7$). Je me laisserai tenter plus tard par une autre bière locale (8$), 2xIPA brassée par Southern Tier, un peu plus corsée, achetée à Nunu Chocolates, qui finira de m’achever. On se trouve finalement une table le temps de la déguster, vers 21h30, l’endroit se vide, les cantines se ferment. Ouah, soirée parfaite à la bonne franquette!

Vendredi. Après une semaine à boire toutes sortes de mauvais cafés, je retourne enfin à mon petit café de quartier qui fait un si bon latte et qui s’appelle, je ne sais pas pourquoi, Crazy Bananas. À Brooklyn, mon option rapide c’est, évidemment, Starbucks (il y en a vraiment partout à NY, surtout à Manhattan; j’en ai compter trois seulement au Macy’s!). Je me suis amusée à les repérer sur Google Maps, il y en a pratiquement à tous les deux coins de rue. J’essaie d’éviter, mais parfois, je m’en accommode. J’opte assez fréquemment pour le petit latte, mais j’ai remarqué, à côté des prix, qu’on indique les calories (eh oui, on est aux États-Unis). Latte 190, cappucino 120. J’ai changé pour un petit cappucino! Ça c’était mercredi. Parce qu’à mon petit café de quartier, ils savent faire les lattes et je ne m’en priverai pas, même pour 200 calories! En après-midi, j’ai une rencontre de travail, oui, oui au Metropolitan Museum. C’est évidemment ma logeuse qui m’a mise sur la piste. J’en reparlerai dans un billet à part, puisque j’ai, par la même occasion, fait la visite de l’exposition temporaire Regarding Warhol et jeté un coup d’oeil à la section Modern and Contemporary American Art (entendre étasunien, exclusivement). À suivre…

Toute la semaine. C’était l’ouverture de la session aux Nations Unies, vous en avez sûrement entendu parler au journal télévisé ou dans les journaux. C’est dans ce cadre

Photo : La Presse canadienne (photo) Jason DeCrow/AP paru dans Le Devoir

Photo : La Presse canadienne (photo) Jason DeCrow/AP paru dans Le Devoir

que Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran a fait ses sorties diplomatiques (sic) et que deux diplomates canadiens ont quitté la réunion. Ça, ça veut dire que toute la zone près de l’ONU, c’est-à-dire près de chez moi, est sous haute sécurité, les rues barrées, les limousines partout. Jeudi, justement, des gardes armées étaient devant mon édifice, pas avec des petits pistolets, des matraques ou des bonbonnes de poivre de cayenne, non. Avec des mitraillettes bien en vue. Si vous leur demandez pourquoi ils sont là, ils vont répondre vaguement: sécurité. C’est un peu énervant, je vous jure. La circulation sur Madison et 5th avenue a évidemment été l’enfer, toute la semaine, car en plus ils ont commencé la réfection des rues avant que l’hiver n’arrive. Ça, ça m’a rappelé quelque chose: cônes oranges, grues, bouchons de circulation. Klaxons en plus. C’est fou comme ils klaxonnent, ces New Yorkais!

Comme vous voyez, ce n’est vraiment pas toujours facile la vie à New York City…

* MàJ. 6 octobre 2012. Je dois une explication, j’ai l’air d’une débutante (et ça tombe bien, j’en suis une, héhé!). Mais je viens d’apprendre, par Caroline Décoste, experte snob foodie, dans sa chronique de ce matin à Bien dans son assiette (je l’écoute sur mon iPad), que ce restaurant appartient à l’un des chefs les plus en vue à NY, David Chang. Il est propriétaire de plusieurs restaurants, dont le Momofuko Ko où elle a eu droit à un gargantuesque menu 14 services. Sa description m’a fait rire, et j’imagine maintenant Chang comme un mélange de Jiro (Dreams of sushi), de Normand Laprise (sa description du «dessert» de foie gras m’a fait penser au dessert que j’ai mangé avec des olives kalamata séchées) et du personnage du Soup Nazi dans Seinfeld (depuis que je suis à NY, j’ai tellement le goût de revoir cette émission, mais finalement, je préfère arpenter directement son tarmac et observer les personnages de la rue!). Bon, en fait (voici enfin l’explication!), j’ai continué ma route parce que le Milk Bar, c’est un tout petit comptoir de lunch à emporter et je cherchais un endroit où m’arrêter. Je conclus, à la suite de Décoste, que j’irai probablement au Noodle Bar, 1st av. @ 11st, goûter à ses momofoku ramen ou à ses pork buns, que recommande mon Lonely Planet.

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