Anecdote culturelle à NY

Environ 337 langues sont parlées par la population des États-Unis, dont 176 sont indigènes.
B. F. Grimes,2000, Ethnologue: Languages of the world (citée dans Wikipedia)

Une autre blogueuse qui était venue vadrouiller à New York a raconté dans un billet avoir eu un problème de «traduction» avec un taxi. Elle lui disait 88, alors qu’il comprenait (ou voulait comprendre) 28. Eh bien, j’ai vécu une drôle d’anecdote moi-même, mais pas avec un taxi. En quatre semaines, jusqu’ici, j’en ai pris seulement deux fois et outre leur incroyable capacité à klaxonner, je trouve qu’ils se tirent plutôt bien d’affaire en général.

New York, c’est un vrai melting pot culturel. On retrouve ici à peu près toutes les nations. Pour Manhattan seulement, on retrouve 1,6 millions d’habitants dans une superficie de 87,5 km2, soit 27 000 hab./km2. On en compte 8 millions pour les 5 boroughs de New York (Manhattan, Queens, Bronx, Brooklyn, Staten Island). À titre de comparaison, l’île de Montréal fait 365 km2 et la densité de la population y est de 4 500 hab./km2. Et la population de la province du Québec est de 8 millions d’habitants. Dans mon guide préféré, on indique dans la rubrique New York city today, que si la population de New York était de 100 habitants, 34 seraient caucasiens, 28 hispanico-latins, 23 africain-américains, 13 asiatiques et 2 autres. Bon, vu de même, on dirait que ça ne fait pas beaucoup de diversité… mais ça, ce ne sont que les habitants regroupés en grandes «familles». C’est sans compter tous les travailleurs qui y affluent le jour, non seulement des autres bouroughs, mais des villes environnantes (voir la carte déjà publiée ici). Il faut aussi ajouter les touristes (50,2 millions pour l’année 2011). Ça fait du monde à la messe, comme on dit! Quand vous marchez dans la rue, vous entendez toutes sortes de langues et si vous entendez l’anglais, vous entendez toutes sortes d’accents. Remarquez, ça fait mon affaire, mon accent se mêle à celui des autres, mais parfois, ça pose des difficultés…

Jeudi soir, je me pointe à un nouveau cinéma, IFC Center. Je ne me souviens plus où j’ai déniché un flyer de ce cinéma annonçant un film sur les champignons. Après une grosse journée, une rencontre de travail, une présentation d’une heure (en anglais of course), je décide d’aller terminer la soirée au cinéma. Direction Washington Square en bus, puis marche jusqu’au cinéma en traversant le parc et en longeant la 3rd st dans Greenwich village. Jeudi soir, 21h, y’a de l’ambiance! Ma logeuse m’avait expliqué lors de notre première escapade dominicale que le quartier autour de Washington Square «appartenait» à la New York University (NYU) (comme vous voyez, je commence à parler vraiment l’anglais newyorkais avec plein d’acronymes). Ainsi, 38000 étudiants à l’université, jeudi soir, ça fait un quartier animé!

J’arrive assez rapidement au guichet. On me demande pour quel film. Now, Forager. Bon, le a me pose toujours problème, on prononce a ou é ici? J’opte pour le a. Et où se trouve l’accent tonique dans ce mot, sur le a, non? Le type me demande de répéter. Alors, j’exprime un doute par mon non-verbal, ce qui a habituellement pour effet de solliciter la collaboration de l’interlocuteur, puis je reprends. Now (ça c’est clair, non?), Forager, et je change un peu le a pour un é. Le type me donne mon billet. Fiou. Je me présente à la porte. On me dit de patienter, la salle 4 n’est pas encore ouverte. Alors, je patiente en regardant les bandes-annonces des prochains films, ils ont tous l’air très bons! Puis, je lis un peu sur mon iPad. Un autre type vient me demander pour quel film j’attends. Je répète (hésitante): Now, Forager. Il me fait répéter, je lui montre mon billet. Ah, theater 4, will be open soon. J’attends encore. À 9:35 pm (comme on écrit en anglais), la porte de la salle est toujours fermée, personne n’est venue me dire d’entrer, mais je vais quand même voir… 5 personnes dans la salle, des bandes-annonces. Je m’installe.

Les bandes-annonces que j’ai déjà vues en attendant défilent encore ici, mais avec le son cette fois-ci. Ensuite, on projette un court film d’animation très touchant d’une histoire d’amour entre deux personnes qui se sont rencontrées malencontreusement parce qu’elles ont un courriel similaire. Ensuite, on projette encore un court-métrage, on indique 12.30 minutes. Je me dis alors que le cinéma fait vraiment la promotion des courts-métrages, mais qu’il est déjà dépassé 10:00 pm et que mon film n’est toujours pas commencé… Bon, le doute s’installe… Il y a peut-être eu erreur avec tous mes déboires élocutoires. Je me rappelle avoir vaguement vu une affiche de film s’intitulant Stars in shorts. Le court-métrage n’est pas mal, mais sans plus. Il termine et un autre commence. Zut!, je suis dans la mauvaise salle. Je sors et je vais voir le commis. On m’a vendu le mauvais billet. Après quelques échanges, on me rembourse. Je repars chez moi, penaude, mais quand même un peu amusée.

Now, Forager et Stars in Shorts… ça sonne pareil, vraiment?

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