La bouffe à Lorgues… et à Paris

IMG_0843Il y a un marché à Lorgues tous les mardis matins. Attention, si vous arrivez à 12h30, vous êtes susceptibles de faire patate. De même que les mardis de pluie. Sinon, il y a des produits locaux, du genre «locaux, locaux» et d’autres locaux, du genre «français, corses, basques». Il y a des fruits et des légumes de saison. Cependant, il n’y a pas seulement que des producteurs, mais aussi des revendeurs. Pour les distinguer, il faut user de perspicacité, car ils ne s’identifient pas nécessairement. Bref plus il y a de variétés et plus les produits sont standardisés, plus il y a de chances que ce soient des revendeurs; moins il y a de variétés, mais plus les spécimens sont différents et imparfaits, plus il y a de chances que ce soit des producteurs. Certains l’indiquent par une affiche et d’autres affichent aussi une certification bio, mais sont-ils des producteurs locaux bio, je ne sais pas! Parmi les légumes moins courants, il y a les potimarrons, les blettes (bettes à carde), les cébettes (oignons verts), toutes sortes de salades (dont la Reine des glaces, à moitié pommée, au feuillage dentelé et au goût délicat). Il y a aussi les carottes, les poireaux, les épinards, les choux, les betteraves, les topinambours… On voit aussi toutes sortes de variétés de champignons. Pour les fruits, ce sont principalement des pommes de toutes sortes, des poires, un peu de raisins, des kakis, des grenades et des châtaignes.

IMG_0842Côté produits, il y a des fromages de chèvre fermiers, surtout, mais aussi des fromages d’un peu partout. J’achète de l’emmenthal pour les plats gratinés et du comté dont je me lasse pas encore. Il y a des saucissons, du poulet fermier délicieux, de l’agneau, du canard, des moules et du poisson. Il y a aussi des olives, vertes, noires, aromatisées, des noix, des fruits séchés. Il y a aussi des plats cuisinés, des grands plats de paella et de choucroute, des rôtisseries de poulet et de rôti de porc. Et des chichis, un genre de beignet dont la pâte s’apparente au churro. Aperçu

Il y a aussi les produits moins locaux: des souliers et des vêtements à prix modiques que je soupçonne provenir de Chine et les modèles sont bien «internationaux»; j’ai vu exactement les mêmes dans les magasins de New York. Par contre, il y a aussi des nappes aux motifs provençaux, les savons, les plats et ustensiles de bois d’olivier, etc. Bref, on ne s’ennuie pas au marché. Si vous manquez celui de Lorgues, vous pouvez vous rendre à ceux d’autres localités les autres jours de la semaine, dont celui de Salernes le dimanche. Ils sont toujours situés dans une jolie place du village. Outre les marchés, il y a aussi les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), soit l’équivalent du mouvement de l’agriculture soutenue par la communauté au Québec, qui proposent des paniers de légumes à chaque semaine moyennant un engagement financier en début de la saison.

Mon ratio repas au restaurant/repas cuisinés s’est donc carrément inversé depuis New York. Je crois que je suis allée cinq fois au restaurant depuis plus d’un mois: le midi de mon arrivée, un midi avec des collègues pour une réunion, trois fois à Toulon pour le travail. Je cuisine des plats tout simples, mais avec des produits de qualité. Pour l’instant, un gratin de blette me ravit, surtout quand je mets trop de sauce pour y tremper mon pain. Si je suis invitée, c’est évidemment la séquence: entrée, plat, fromage et fruit frais ou en compote. Parfois il y a un petit apéro, parfois non. Et on déguste les vins de la région. Le Var est un producteur important de vin, notamment du rosé. Je suis passée à la coopérative vinicole dimanche: j’y ai acheté un vin rosé pour 2,60 euros, bien balancé, un brin fruité  et un vin rouge, bien charpenté, pour 3,60 euros.

* * *

Après New York, la «street food» et le «food truck» ont fait leur apparition à Paris. L’Express a publié ses meilleures adresses de street food à Paris en juillet 2012. Le nouvel observateur y est allé de sa couverture de food trucks à Paris dans le blogue Rue 89 en septembre 2012. Ça vaut peut-être mieux que certains restaurants à Paris qui affichent «cuisine maison» et qui servent des plats assemblés, c’est-à-dire achetés tout faits en grande surface et réchauffés en cuisine. Ça s’appelle «le scandale de la cuisine d’assemblage», couverture ici et ici. Reportage vu sur France 5: Restauration française, un pavé dans l’assiette. On peut revisionner le reportage ici.

Bon appétit!

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