Programme de divertissement

« I’m a real oddball ’cause I’m a middle aged man who’s living out a 5 year old’s fantasy and I think that kid’s fantasy appealed to a lot of people, but I had the nerve to hold on that and trying to make it reality even as a grown up. So far, so good. »
Wayne White

J’en ai fait des kilomètres dans le ciel récemment. Outre mon ordinateur, le Programme de divertissement à bord de l’avion a été, après une recherche intensive, un bon compagnon de vol. En effet, l’offre de films et d’émissions de télévision a explosé, mais elle n’a pas nécessairement explosé en qualité. Quoique… En ignorant la pertinence des catégories, on retrouve, par exemple, ces quelques bijoux.

Chasing Mavericks: un film de type Karate Kid. Un film d’initiation, de relation de maitre à élève, mais aussi de type Intouchables où deux hommes se «sauvent » mutuellement. Et puis, j’adore regarder des gens faire du surf. Ça me fascine. Lors d’un précédent séjour à Valparaiso au Chili, j’ai pu passer un après-midi complet à les observer observer les vagues arriver et juger s’ils se lançaient ou non. Enfin, un bon film cheesy, comme disait un copain anglais, basé sur une histoire vraie, plein de bons sentiments et de belles images. Et puis, le réalisateur de ce film est Michael Apted, celui-là même qui a fait la série des Up que le Cinéma du Parc a mis au programme durant le temps des fêtes. Et comme dans Intouchables, à la fin du film, on a droit à quelques images de Jay Moriarity, plus vrai que nature, dont la vie est un destin – et je dis ceci même si je ne crois pas au destin, mais seulement aux hasards, pour répondre à la question qu’a posée François Bunuel, animateur de La grande librairie à Catherine Cusset à l’émission du 7 février.


J’ai aussi revu un petit extrait du film Entre les Bras / Step up to the plate, que j’avais déjà vu à New York. J’ai revu, entre autres, cette scène où papa Bras compose son incroyable salade.


First position, un autre film documentaire sur le monde de la danse classique à travers la lentille du concours Youth America Grand Prix. Bien que soulevant plusieurs questions sur la pression mentale et physique que ces jeunes enfants et adolescents subissent, le film montre plutôt la passion dont ils sont animés, la discipline qui leur est imposée – ou qu’ils s’imposent, l’engagement des parents dans la formation de leur(s) enfant(s) et le rapport au professeur (privé) de danse. Sur ce point, un peu à la manière de Mr Mergler’s gift, on a l’impression que tous ces professeurs de danse se sentent choyés d’avoir un tel élève doué et dédié à la danse, à qui ils peuvent – enfin – légué leur héritage. Je ne suis pas particulièrement fan de danse classique, trop rigide, trop normée, mais je suis toujours éblouie par des êtres animés par une passion avec un … destin (sic!) incroyable. Pour une fille qui ne croit pas au destin, c’est quand même la 2e fois en autant de paragraphes que j’utilise le mot (mais j’aime les contradictions, elles font la richesse de la vie)! Ce que je veux dire, c’est qu’au-delà de la danse et de la performance, il y a des histoires de vie uniques encore ici: celles de Jules, d’Aran, de Gaya, de Miko, de Michaela, de Joan et de Rebecca. On les voit tous souffrir, tomber, se relever… et persévérer. Constater à quel point la danse, art et expression, est vitale dans leur vie est touchant. Et puis, la compétition finale se passe au New York City Center, « ma » salle de spectacle, celle-là même où j’ai vu tant de spectacles de danse l’automne passé. Rendez-vous à New York en avril pour la finale?

Un autre documentaire que j’ai vu, Beauty is embarassing – Wayne White story, montre quant à lui l’importance de l’art, de la création sous toutes ses formes dans la vie de l’artiste étasunien Wayne White. Qui est-il? Quoi, vous ne le connaissez pas? Eh bien, moi non plus! Il est devenu populaire grâce à sa participation à une émission pour enfants, devenue mythique à ce que j’en comprends, Pee-wee’s Playhouse, un genre de Ribouldingue de La boîte à surprises chez les voisins du Sud. Encore ici, une vie (un destin?, non, pas une 3e fois!) fascinante, du Tennessee, en passant par New York jusqu’à Hollywood, Californie. Cette homme carbure à la création, aux idées, à la dérision (et souvent l’auto-dérision) dans sa vie. Avec sa conjointe de toujours, ils ont deux enfants qui baignent dans cet univers créatif. Il fait de sa vie, une oeuvre, toujours en construction. Il passe de la bande dessinée aux marionnettes, aux dessins animés, notamment pour les vidéos de Smashing Pumpkins ou de Peter Gabriel, au banjo, à la peinture, à la sculpture et tout ça sans jamais se prendre au sérieux, mais en prenant l’importance de l’art la création au sérieux.

Allons, créons notre vie à l’image de nos passions!

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
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Un commentaire pour Programme de divertissement

  1. Ping : Encore du bon cinéma à 30000 pieds… | Curieuse d'idées

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