Rasia de bédés à la Banq

En ces semaines chargées et épuisantes, les bédés sont à peu près mes seules lectures divertissantes. À ma dernière visite à la Banq, je suis tombée sur un lot pas mal diversifié.

  • La célibataire. India Desjardins et Magalie Foutrier. Je m’y attendais. J’ai trouvé ça très cliché. Le dessin et le texte. J’ai quand même souri à quelques endroits… malgré moi.
  • Rewind de Philippe Girard. J’ai confondu avec Pascal Blanchet (dont j’ai lu Le Noël de Marguerite. Dessins magnifiques). Rewind, c’est le Jour de la marmotte, façon polar. Qu’arriverait-il si on devait renaître à chaque mort, mais que la vie se résumait à échapper à des tueurs qui cherchent à nous tuer? Dessins minimalistes en monochrome, mais suspens assuré, de toutes les façons. Au propre, comme au figuré.
  • Mathilde: danser après tout de Mathilde Monnier et François Olislaeger. Quand j’ai vu la couverture à la librairie, j’ai bien faillé l’acheter. J’avais tellement aimé Polina. Alors quand je l’ai aperçu dans le présentoir des nouveautés bédés à la Banq, je n’ai pas hésité. C’est la rencontre des deux artistes pendant les répétitions de la nouvelle pièce de la chorégraphe. Peut-être un peu trop didactique. Je ne sais pas. J’ai bien aimé la section sur la création avec Philippe Katherine. On ne comprend pas tout. Comme dans un spectacle de danse. Il manque peut-être l’émotion, le senti.
  • Happy Sex de Zep. J’ai entendu parler d’un nouvel album de Zep à la radio dernièrement et on disait que le bédéiste délaissait – enfin- son univers de sexe juvénile (ou quelque chose du genre). Je n’ai trouvé que ces albums à la bibliothèque. Très rigolo. Je l’ai refilé à une copine qui enseigne la sexologie au cégep.
  • Portugal de Pedrosa. Magnifique graphisme. Gros roman graphique de près de 300 pages. Je l’ai cherché dans les rayons pendant un mois. On indiquait disponible, mais le livre ne se trouvait pas à l’endroit supposé. L’attente a valu le coup. L’histoire d’un auteur qui retrouve ses origines portugaises… en passant par un mariage bourguignon. D’une pierre deux coups: le roman me ramène pendant mon séjour à Dijon du printemps et mes vacances estivales au Portugal. L’histoire est un peu décousue, mais elle colle à la démarche de l’artiste, dans une période un peu trouble et qui évoque des souvenirs dans le désordre. Il y a des planches magnifiques, comme en fait foi la page couverture. Les images de la vidéo passent bien trop vite pour pouvoir vraiment les apprécier, mais ça donne un aperçu.

Pour d’autres idées de lecture, Le Devoir a annoncé les Prix de la critique 2014 (pour les bédés) et rappelé aussi des Grands oubliés de 2013. Ah, et c’est dans ses pages, plutôt qu’à la radio, qu’on a abordé la récente bédé de Zep, Une histoire d’hommes.

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
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