Rattrapage culturel: hiver 2014 en abrégé

Danse

  • The land of fuck (a fable) du Dietrich group, vendredi 18 avril. Des cris confus d’un accouchement… création… de soi? I… feel.
  • The wanderers du Cloud Gate Dance Theater of Taiwan, vendredi 28 mars. La beauté méditative du temps qui passe, du souffle, du feu, de l’eau. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme… lentement.
  • Milieu de nulle part de Jean-Sébastien Lourdais, vendredi 21 mars. L’inconfort, le bruit de nos entrailles, l’effort dans l’immobilisme. Survivre en équilibre… ou pas.
  • Pavement d’Abraham.in.motion vendredi 7 mars. La moiteur, le blues, les tensions, les ruptures de ton, intrusion pernicieuse, deux mondes peuvent-ils s’entendre?
  • Cru d’automne 20 décembre 2013. Trois belles chorégraphies présentées par les étudiants de 3e (et dernière) année de l’École de danse contemporaine de Montréal (dont I.). Un extrait de S’envoler d’Estelle Clareton que j’avais déjà vu au Théâtre de Verdure et qui me semble encore plus intense; il faut dire que le cadre du Théâtre rouge y aide, je suis plus concentrée. De mémoire, j’ai beaucoup aimé (voire préféré) la 1re des 3 parties, la chorégraphie de Dana Gingras, pour son intensité et sa physicalité; la 2e, la création de Jacques Poulin-Denis, très humoristique était aussi très bien interprétée, mais un brin racolleuse.
  • Quotient empirique de Victor Quijada et le Groupe Rubberbandance à la 5e salle, 6 décembre 2013. Sans Victor Quijada et sans Anne Plamondon (même si elle n’est pas mon interprète préférée, je reconnais sa grande virtuosité), ni même Emmanuelle Lê Phan, à quoi peut-on s’attendre? À de nouvelles découvertes, comme Lea Ved qui s’approprie le vocabulaire de Rubberbandance de façon très naturelle et, comme toujours, à l’ingénieuse trame sonore de Jasper Gahunia. Il ne s’agit plus de l’exploration d’un vocabulaire à la frontière de la danse classique et de la danse urbaine, mais bien l’approfondissement de cette voie si particulière qui nécessite, de toute évidence, de trouver des interprètes de grands talents.  À suivre…

Cinéma

  • Casse-tête chinois de Cédric Klapisch, 29 avril. Un franche comédie, légère, mais réussie, sans éviter certains clichés, qui m’a offerte de belles retrouvailles avec la Grosse pomme.
  • Mercedes Sosa: la voz de Latinoamérica, 27 avril. Le parcours poignant de cette légende de la chanson latinoaméraine et à travers son histoire, celle du peuple l’Argentine et de ceux des pays voisins.
  • 12 years of slave de Steve McQueen, 16 avril. Le genre d’histoire qui me révolte et pour cause. Est-il encore utile et nécessaire de faire des films sur le sujet? Cela n’entretient-il pas le problème, plutôt que de travailler à le changer? La réponse est venue de la bouche du propriétaire des Clippers de Los Angeles, équipe de basketball comptant des joueurs afro-américains… 
  • Sous le soleil de Toscane (Under the Toscane sun) d’Audrey Wells, 8 avril. Bah, un  film léger, qui n’arrive pas à la cheville du roman du même nom que j’ai lu il y a des années, mais qui offre des images de Florence et de la Toscane…
  • Miron: un homme revenu d’en dehors du monde de Simon Beaulieu, 23 mars. Mes rendez-vous avec Miron se multiplient ces temps-ci et sont tous réussis. Quel film astucieux! Il aurait dû faire partie du Festival du film sur l’art. Je ne comprends pas. Pas une biographie, pas un documentaire. Un film sur Miron, avec Miron (en archives). Sa voix. Quelle voix!
  • Les garçons et Guillaume, à table! de Guillaume Gallienne, 20 mars. La comédie que j’attendais depuis un bout de temps pour égayer mes longs mois de travail cet hiver. Quel délice, avec, en prime, une belle réflexion sur le droit à la différence et au genre humain qui n’est pas si binaire qu’on le croit.
  • Gloria de Sebastián Lelio. La bande annonce aperçue lors du précédent film m’avait laissé croire à une comédie. C’est est une, mais une comédie triste. Une femme dans la cinquantaine navigue entre le célibat et courtise l’idée de revenir en couple. Le parcours de cette femme indépendante et seule. En arrière fond, des images de Santiago au Chili. La «chanson Gloria de l’Italien Umberto Tozzi (reprise avec autant de succès par Laura Branigan) représentait si bien l’esprit de force, de fête et de nostalgie de la protagoniste, que la décision de nommer ainsi le long métrage s’est révélée incontournable» (Site Excentris).
  • Inside Llewyn Davis de Joel et Ethan Cohen, 1er mars. Excellent film probablement vu au mauvais moment. J’ai été déprimée et profondément triste après ce film. Un compositeur persiste à vouloir vivre de son art… au détriment des relations humaines peut-être. Il se retrouve seul sur la route, puis seul, sans son art. L’humour subtil et les rues de Greenwich Village n’ont pas réussi à apaiser mon vague à l’âme.
  • Dallas Buyers Club de Jean-Marc Dalpé, 22 décembre 2013. Film coup de coeur. Grands interprètes et grand réalisateur. Une histoire percutante du parcours d’un cowboy raciste et homophobe qui gagne sa rédemption en devenant plus tolérant. M’a aussi rappelé How to survive a plague, un documentaire vu à New York sur la lutte des gais et plus particulièrement de l’organisme Act Up! face à l’industrie pharmaceutique et à la FDA (Food and drug administration) aux États-Unis.

Restaurants, comptoirs, bars, cafés

  • Bar Furco 2 mai. Un nouveau bar-restaurant à fréquenter avant un spectacle à la Place des arts. Bruyant, mais vraiment réjouissant côté cuisine. Opté pour des raviolis à la farce d’artichauts, mais deux des comparses qui ont commandé le plateau de mérou et crevettes se sont franchement éclatées.
  • Miss Choco 28 avril. Une nouvelle boutique avenue Mont-Royal qui propose des tablettes de chocolat bean-to-bar auxquelles m’a initiée C., c’est-à-dire du chocolat produit avec des fèves de la même origine. On goûte le terroir et c’est fou comme ça change d’une région à l’autre. Allez déguster! Je me suis laissée tenter par une tablette de chocolat mêlé à une autre fève, un produit développé par un Brésilien. Surprenant.
  • Dieu du ciel! (micro-brasserie) 26 avril. Toujours plein et pour cause. La microbrasserie propose une belle gamme de bières. J’en ai dégusté trois, dans le bon ordre: Païenne, Vaisseau Songe et Ste-Flanelle. On peut aussi y manger chips, noix, olives et aussi un beau plateau de fromages québécois à point et généreux.
  • Damas 24 avril. Après le reportage d’ À la Di Stasio (qui avait trouvé les plats «magnifiques»), je salivais à l’idée d’aller y mettre les pieds et surtout la fourchette dans ma bouche (pas les pieds dans ma bouche, les pieds dans le resto). Pas déçue. À deux, on a commandé 4 entrées, bien conseillées par le serveur: salade de baba ganouch (miam), muttabal de betterave (miam, même si j’aurais commandé autre chose que de la purée, mais le serveur a insisté, je devrai y retourner pour la fattouch!), tatar burek (dumplings d’agneau, bon mais peut-être le moins renversant) et akhtabout (pieuvre grillée tendre et délicieuse, mais ne surpasse pas dans ma mémoire, celle de Sel gras). Avec un bon verre (OK deux) d’un vin blanc grec étonnant, un peu rose-orangé, corsé, Moscofilero. À retourner à plusieurs pour tout commander! Toujours plein, alors réservez.
  • Boustan, 23 avril. Si vous êtes dans le coin du Musée des Beaux-arts ou dans l’ouest de la rue Sainte-Catherine et que vous avez une fringale, dirigez-vous à l’angle Crescent et Maisonneuve, un petit resto dans un demi-sous-sol qui ne paie pas de mine, mais attention il peut avoir une longue file à toute heure du jour. La saveur se trouve dans l’assiette de ce resto libanais de service rapide.
  • La panthère verte 16 février et 1er avril. Parfait pour la fringale que j’avais. J’ai opté pour un gros sandwich Falafusion et la 2e fois Chic kebab bien assaisonné. Ça rassasie sans culpabiliser, tout en santé. Bel espace fenestré, confort un peu bancal, mais sympa! J’y suis déjà retournée!
  • Place Deschamps 28 mars. Après maintes hésitations, j’opte pour le gratin de canard. Je cherche un peu le goût de la confiture de figue. Canard moelleux, mais peu relevé et purée honnête. Les copines qui ont commandé les mini-burgers s’éclatent plus que moi. Une bonne glace maison me console un peu.
  • Salle à manger 22 mars. Quelle ambiance! J’adore. Je veux revenir et m’installer au grand bar. Je trépigne de goûter au ceviche, mais il se présente tout en douceur, pas assez relevé… comparé à celui, encore en mémoire, que j’ai dégusté à Mérida au Mexique. Les baby back ribs par contre sont fondantes à souhait. Excellent vin chilien Vinedo Silvestre Villalobo (carmenere, à ce mot, je dis oui, excellents souvenirs d’Argentine!) qui convainc même mon frère!
  • Café Cherrier 21 mars. Pas veilli d’une cenne ce restaurant de quartier, bien que la clientèle soit un brin au-dessus de notre âge à C. et à moi. Excellent foie de veau, rosé, voire un brin sous cuit, mais tendre et délicieux. Servi avec (trois, quatre) haricots verts.
  • Vallier bistro et comptoir 16 mars. À la recherche d’un resto pour bruncher dans le coin du Square Victoria, c’est vraiment par hasard qu’on a déniché ce resto sympathique, ambiance à l’ancienne, et beau menu déjeuner. J’ai hâte d’y retourner.
  • Trip de bouffe 15 mars. Ah, un petit creux en milieu d’après-midi me fait opter pour une simple Lahambajin (pizza à la viande), mais tout a l’air délicieux et en plus les employés (proprios?) sont super sympas. On m’a tout expliqué vu que c’était ma première (et non ma dernière) visite. Des noix, des olives aussi côté épicerie…
  • Boulangerie Guillaume 9 mars. Un petit pain figue et fromage et un grand pain aux plusieurs céréales. Bien, mais est-ce que ça vaut le détour?
  • Les Cons servent 25 février: Bonne ambiance avec les copines en ce mardi Entrée + Plat + Dessert à 28$. Je crois que j’ai pris la joue de boeuf braisée, risotto de chanterelles, gremolata et le Bourgogne Aligoté, Clotilde Davene, 2010. Une copine qui avait pris les cailles y est retournée pas longtemps après avec une autre copine et a recommandé la même chose.   Je crois que je devrai y retourner pour me rafraîchir la mémoire!
  • La Petite mangue 20 décembre et 18 février: les deux fois où j’y suis allée, le serveur nous a dirigé plutôt vers des choix typiquement cambodgiens. Une fois le Kroeung et l’autre le porc caramélisé de papa, très bon. J’ai aussi goûté à la rafraîchissante salade de mangue, mais je crois que je préfère celle du Phayathai.
  • Pullman 16 février. Ah, quel endroit quand même pour prendre un verre de vin. Ça faisait un bail que j’y étais allée. On en a profité pour partager un plateau d’huîtres accompagné d’un verre de vin blanc. Y’a pire comme dimanche soir!
  • Café Kahwa, 16 février. Café cortado au son d’un groupe gypsie un dimanche après-midi, ambiance parfaite pour travailler sans avoir trop l’impression de le faire… Et je ne suis pas la seule. Plusieurs d’autres et même… le député provincial de la circonscription, Amir Khadir.
  • Alimentation maison 5 février. «Nouveau» concept d’achat regroupé, livré à la maison dans une glacière, toutes les pièces sont surgelées sous vide. On garantit de la viande de qualité (même si toute n’a pas la certification bio) avec provenance indiquée. Évidemment plus on achète, plus on économise. Pour ma part, le congélo est déjà plein et il faut passer une commande au moment de l’adhésion, alors elle sera minimale: 450 g de boeuf haché mi-maigre AAA vieilli 14 jours, 1 kg de rôti de palette désossé, 450 g de poitrine désossée de poulet du Québec 100% grains végétal Ferme des Voltigeurs refroidi à l’air, 500g de filet de porc DuBreton, 3 saucisses artisanales italiennes fortes sans gluten de la Charcuterie 3 petits cochons, et un magret de canard (325g). Total 85$ livré 2 jours plus tard.

Livres et revues

  • La renaissance italienne, Géo Art. Quelle période intrigante pour l’art. La construction de la perspective, la représentation de l’homme (et non des dieux ou de dieu), la couleur, les nouvelles techniques. Comment l’art change le monde…
  • Le fond du trou de Jean-Paul Eid. Les pages 23, 24, 25 portant la Magazonie sont absolument délirantes, sans compter le concept même du trou en plein album bd.
  • Inferno de Dan Brown. Un thriller rebondissant qui nous amène en Italie, à Florence, à Venise et en Turquie, à Istanbul. Le même scénario: une intrigue tournant autour de grandes oeuvres, ici La divine comédie de Dante, et une problématique sociale: surpopulation, alerte à une arme biologique… Écriture un peu didactique, mais efficace, je m’y plongeais quand j’avais une heure libre.
  • La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon. D’abord entendue à La grande librairie, puis à Plus on est de fous plus on lit, difficile de résister aux commentaires élogieux et aux propos intelligents de l’auteure. Un roman sur une icône de mon enfance: Nadia Comaneci avec pour toile de fond, l’évolution du rapport au corps de la femme, des rapports Est Ouest et celle entre l’héroïne et l’écrivaine.
  • Gaston Miron: la vie d’un homme de Pierre Nepveu. J’y suis encore plongée. Fascinant. Tellement bien écrit. Ce n’est pas que l’histoire de l’homme, mais l’histoire sociale et politique du Québec de la fin des années 1920 à aujourd’hui. J’en suis aux années 1960, à la montée de l’indépendantisme, et ça fait tellement écho aux élections récentes. En plus, la poésie de Miron, qui se déploie en éternelle (re)construction. 
  • Bloody Miami de Tom Wolfe. Lu les premiers chapitres… Juste pour voir si j’allais l’offrir à un ami. Oui. Miami d’aujourd’hui vu par la lorgnette de Tom Wolfe, ce n’est pas banal. Le propos de l’auteur entendu à La grande librairie m’avait bien hameçonnée.
  • L’enfant de Bruges de Gilbert Sinoué. Un autre livre présenté en survol à La grande librairie dans le topo de l’auteur qui y présentait un autre livre. Celui-là a attiré mon attention car il est question d’art, de peinture, de Vermeer et de l’évolution de la peinture avec une intrigue qui nous mène de Bruges à Florence. Les premières pages sont les plus intéressantes en ce qui concerne l’art… Je reste sur ma faim, mais j’ai bien aimé.

Musique

  • Blanc d’Angèle Dubeau. Album associé à la période de maladie de la violoniste, les pièces sont sombres, claires, lentes, graves, magnifiques. On vibre avec les cordes de la directrice et de son orchestre de 8 femmes sur des musiques de compositeurs aussi divers que Cat Stevens, Ennio Morricone, Dave Brubeck ou François Dompierre.
  • Tookah d’Emiliana Torrini. Que des rencontres imprévues avec cette chanteuse. Je ne me souviens plus comment certaines de ses chansons se sont retrouvées dans mon lecteur Mp3, puis c’est à la faveur d’une exploration improvisée dans un magasin disque dont on m’avait offert une carte cadeau que j’ai découvert son dernier disque. Une autre islandaise qui m’invite dans son univers. Tookah…
  • Degree one de Dj Champion. Autre album rattaché à une période de maladie… et ça s’entend. Le compositeur «électro-lounge-orchestral» dit avoir voulu faire état du «champion et du perdant». L’album se mérite. Noir, noir, noir… puis prend son envol et nous avec lui.
  • Racine carrée de Stromae. Pour mettre un peu de gaieté dans mes oreilles. Eh ben, c’est réussi et raté. Stromae a le génie de mélanger mélodies accrocheuses, qui font danser, à des thématiques graves: délinquance juvénile, monoparentalité, père absent, conflits politiques…
  • Random access memories de Daft Punk. Comment résister à Loose Yourself to Dance et Get Lucky? Pour mettre un brin de légèreté instantanément dans une journée.
  • Men at work de Gianmaria Testa. Album double live. La voix de Testa dans nos oreilles. Des arrangements souvent surprenants.
  • Splendore a Venezia chez ATMA Classique. Un disque issu de l’exposition du même nom au Musée des Beaux-arts de Montréal; une compilation de compositeurs vénitiens de la Renaissance. Parfait pour les matins de weekend.
  • Inside Llewyn Davis (bande sonore) tiré du film du même nom. Une compilation de chansons folks achetée avant d’avoir vu le film. De vraies chansons… chantées par des voix douces et justes, de belles mélodies et des histoires issues de « la classe ouvrière» des années 1950 aux États-Unis, dont les précurseurs « s’imprégna(ie)nt de vieux disques afin de saisir le caractère brut et réaliste du blues du delta du Mississippi et des ballades des Appalaches» (site du film, section contexte historique). Les chansons, comme le film, sont empreintes de beauté et de mélancolie. Il y a des albums qu’on met pour danser et d’autres qu’on met pour chanter.
  • Fabriquer l’aube de Vincent Vallières. Une guitare qui scande, déchire et une voix qui… nasille, dont je dois faire abstraction parfois. Mais la poésie et la mélodie de Vallières dont lui seul a le secret fonctionnent à tout coup. Des histoires personnelles ou sociales où il est souvent question de lutte.
  • Le treizième étage de Louis-Jean Cormier. Avec sa guitare et sa voix, en deux accords, Cormier nous fait monter dans son train. À tout coup, le charme opère. Seul, avec Karkwa, à la réalisation de 12 hommes rapaillés ou en faisant une reprise d’un succès usé des années 1980 tel que Ce soir l’amour est dans tes yeux, tout ce que touche Louis-Jean Cormier me touche. Tendre, rock, planant, tout.
  • Solo Piano II de Chili Gonzalez. J’en ai mis du temps à le découvrir celui-là. Musique parfaite pour travailler ou pour relaxer.
  • Album éponyme de Lisa LeBlanc. Ayoye! La voix, la langue de Lisa LeBlanc, la guitare, les histoires. Authentique, entière, brute et tendre. Une fille qui se tient (et pisse?) debout. Si les titres «vulgaires» Ma vie c’est d’la marde ou Câlisse-moi là nous pénètrent par la force, les poignantes J’t’écris une chanson d’amour, Kraft Dinner ou Juste parce que j’peux nous percutent tout autant, mais autrement.
  • Tout égratigné de Robert Charlebois. Des grands et petits succès de Robert Charlebois remixés par différents artistes d’aujourd’hui sous la direction de Poirier. Tout est fait avec doigté. On (re)découvre l’univers de Charlebois tout en découvrant toutes les possibilités des courants d’aujourd’hui. Ni passéiste, ni opportuniste. Mariage réussi.
  • Le poids des confettis des Soeurs Boulay. Cul-de-sac, ma préférée, me transporte instantanément sur la route avec les soeurs Boulay (et me téléporte aussi dans les années 1990 alors que James jouait à répétition dans le bigo). Tout est beau, souvent triste. C’est The Boxer, nous disent-elles, qui a lancé leur carrière en duo, malgré elles. Quand la simplicité et la vérité s’imposent.
  • Le choix de l’embarras de David Marin. Acheté mais pas encore pleinement absorbé. Une découverte. Des jeux de mots inventifs et une voix un peu railleuse.
  • Album éponyme d’A tribe called red. J’en avais entendu parler, mais c’est après l’exposition Beat Nation que j’ai fait l’acquisition… gratuite (en téléchargement sur leur site) du disque percutant de ce trio de Dj qui échantillonnent et remixent les sons autochtones avec le hip hop et l’électro d’aujourd’hui.

Exposition

  • Porter son identité. La collection des Premiers Peuples au Musée McCord, 23 avril. C’est une petite exposition de photos «Notre expérience en archéologie, notre communauté et notre environnement» réalisée par des jeunes de l’école Tukisiniarvik (Akulivik) qui m’a d’abord amenée au Musée McCord en ce mercredi (gratuit et ouvert jusqu’à 21h). Puis I. et moi nous sommes dirigées vers une autre exposition Porter son identité qu’on a visitée à rebours. Quelle belle découverte! La richesse des vêtements et des accessoires des Premiers Peuples, faits de matériaux locaux (tendance revenue à la mode aujourd’hui!) ou l’appropriation de matériau (argent) et de mode des colons européens, mais réinterprétés en fonction de la culture locale. Que de découvertes… À revoir.
  • Adoland, Maison de la culture Côte-des-neiges, 22 avril. Exposition photos de chambres d’adolescents d’ici avec, en prime, une phrase d’eux qui parlent de leur rapport à cet espace privé: rapport intime, identitaire, espace de pouvoir (d’y faire ou non son ménage, malgré les demandes de la mère), espace évolutif, espace de souvenirs. Caroline Hayeur, l’artiste, a eu l’idée d’interpeller aussi des adultes au sujet de leur chambre d’enfants/adolescents, laquelle, pour certains, est préservée encore telle quelle par les parents (la mère). Très intéressant. J’avais déjà vu un projet de Hayeur sur un sujet similaire à ONF; ça m’a aussi rappelé différents projets photographiques de culture familiale à travers le monde (alimentation et habitation).
  • Splendore a Venezia au Musée des Beaux-arts de Montréal, 27 décembre 2013.  Plein, plein. Audioguide trop d’infos, mais quelle exposition. Idée géniale: musique, art et histoire.
Publicités

A propos Curieuse d'idées

À sa naissance, elle entre dans le monde de la curiosité. Elle n'est pas à la veille d'en sortir!
Cet article, publié dans Art, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Rattrapage culturel: hiver 2014 en abrégé

  1. Ping : Baragouiner sa vie tel Gaston Miron | Curieuse d'idées

  2. Vi dit :

    Exactement la meme experience et les memes emotions apres avoir vu Inside Llewyn Davis (que j’ai par ailleurs beaucoup aime)!
    Amis musiciens, artistes, courage et accrochez vous au lustre!!

    • En effet. C’est encore le même sentiment qui m’habite… J’imagine que le film est, pour cette raison, réussi. J’ai bien aimé aussi… même si j’étais totalement déprimée en sortant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s