Weekend réussi malgré le gris et la pluie: resto, musée, cinéma

Le weekend passé, un ami débarque chez moi. Je n’avais pas trop eu le temps d’élaborer un programme de visite, débarquant moi-même chez moi depuis peu, après un séjour à Bruxelles et Berlin (coup de coeur). Donc, on a composé avec l’inspiration du moment… et les conditions météorologiques. L’activité que je voulais lui proposer, tour de vélo le long du canal Lachine, est tombé à l’eau.

Bouche. Côté resto, nous avons essayé Renard artisan bistro, sur Mont-Royal. Propositions intéressantes, service sympathique et généreux de commentaires, mais plats, ma foi, ordinaires. J’ai pris deux entrées dont des gnocchis aux champignons vraiment trop denses et fermes, et une salade de homard et têtes de violon, décevante car je m’attendais à des morceaux de homard et non effiloché, et je m’attendais à manger de la chlorophylle pure. Bon, le dessert, un shortbread, a réchappé un peu cette première impression tiède. Le lendemain, idem. On cherchait à faire un souper léger de fin de soirée. On est allé à La belle thaïlandaise, resto recommandé par les amis avec qui on avait soupé la veille. J’ai opté pour la salade de papaye et boeuf. Je suis habituée et j’aime la cuisine épicée, mais là, c’était l’incendie. Ça m’a effectivement rappelé mon séjour en Thaïlande. Le rouleau du printemps en entrée était gigantesque, mais n’avait rien de la fraîcheur et la subtilité si appréciées de ce plat. Pour l’atmosphère, un groupe de trois jeunes hommes, man, terminaient leur repas, se félicitaient d’avoir pris ce temps pour discuter, man, et l’un d’entre eux, man, roulait un joint publiquement sur la table, qu’ils sont allés fumer ailleurs, man.

IMG_3843Oeil. Nous sommes allés voir l’exposition 1+1=1 au Musée des beaux-arts de Montréal, une exposition conjointe avec le Musée d’art contemporain (se terminait le 15 juin 2014). En dialogue, des oeuvres contemporaines des deux musées. En plus de cette idée intéressante de mise en exposition, des cartels accompagnent chaque pièce s’avèrent vraiment utiles; ils contiennent des commentaires sobres, informatifs, mais brefs et éclairants sur l’artiste et sur l’oeuvre. Très belle proposition qui couvre tout le spectre de l’art contemporain tant pour les supports (peinture, sculpture, installation, très belle salle sur la photo, la vidéo, etc.), que pour les thématiques choisies: la nature de l’identité, les liens entre individu et société, l’amour et la mort, les rêves et la mémoire, la tentation spirituelle, les mutations du corps, un monde en conflit. Cette visite a aussi permis d’apprécier la richesse de la collection de chacune des institutions comprenant des oeuvres d’artistes reconnus à l’international: David Altmed, Valerie Blass, Ai Weiwei, Tony Ousler, Nobuyoshi Araki, Izima Kaoru, Pipilotti Rist, Bill Viola, Pierre Dorion, Françoise Sullivan, Jeff Wall, Bruce Nauman, Geneviève Cadieux, Rafael Lozano-Hemmer, Betty Goodwin, Louise Bourgeois, Adrian Paci, Karel Funk, Jana Sterbak, Richard Mosse, Cindy Sherman, Steven Shearer, Nicolas Baier, Andres Serrano, Gilbert & George, Gerhard Richter, Anri Sala, Jesper Just. On retrouve d’ailleurs certains artistes dans la nouvelle exposition du Musée d’art contemporain, La beauté du geste, réunissant 200 oeuvres dont différentes personnes, collectionneurs, artistes, ont fait don au Musée depuis sa création, soit depuis 50 ans (exposition jusqu’au 7 septembre 2014). Malheureusement, aucun catalogue de l’exposition 1+1= 1 n’a été prévu, ne serait-ce que d’un numéro d’une revue d’étudiants. J’ai par contre dénicher un excellent ouvrage de vulgarisation d’art contemporain, français, richement illustré, mais qui aborde peu, les oeuvres canadiennes: L’art contemporain mode d’emploi.

Après la visite de cette exposition, nous sommes allés voir au 2e sous-sol la petite mais dense exposition de Lemieux-Pilon qui fait partie de la Biennale internationale d’arts numériques. Quelle exposition inspirante. Elle retrace l’évolution artistique de Michel Lemieux, d’abord, puis de Lemieux-Pilon ensuite. Extraits de vidéos, photos, artefacts nous permettent de cerner l’essence de la démarche artistique de ces artistes précurseurs de plusieurs techniques de l’image scénographique, si je puis dire. Les artefacts de création ont ravi ma curiosité: textes de théâtre annotés, illustrés, sources d’inspiration, maquettes de travail, etc.  La dernière salle offre une oeuvre immersive dont je n’ai pu m’impréger longtemps, l’heure de fermeture du musée étant arrivée. Une petite visite à la boutique du musée a permis de constater que l’actuelle exposition sur Fabergé attire les foules…

La pluie ayant cessé, nous avons fait un saut au Festival international Montréal en arts sur la rue Sainte-Catherine où exposent 75 artistes, dont Pascal Norman que mon ami voulait rencontrer à nouveau. Il s’agit d’un photographe qui pratique la technique de longue exposition et dont les sujets sont les paysages urbains de Montréal. Il imprime ses photos grands formats sur du canevas et, depuis quelques années, il retravaille les photos à l’ordinateur en ajoutant de la texture et quelques touches de couleurs qui ajoutent au caractère dramatique des points de vue. En plus, les rencontres avec l’artiste sont toujours agréable, il est généreux de commentaires sur son travail, sa démarche et de plus, il aime connaître ce que l’on pense de son travail.

Oeil et oreille. On décide de se pointer au cinéma pour voir ce qui s’y projette, sans idée précise. N’ayant aucun penchant pour les blockbusters étasunien, mon choix était plutôt réduit. Un film à la même heure que X men que mon ami reluquait: Attila Marcel. Bon, le titre n’est pas du tout inspirant, ni même l’affiche, mais le réalisteur Sylvain Chomet l’est davantage. Il a réalisé les Triplettes de Belleville. Ce nouveau film semble être dans la même veine, mais avec de vrais comédiens: un brin de nostalgie, un univers léché, des personnages atypiques… Pourquoi pas. Eh bien, on a été agréablement surpris. Bon, il faut se faire au rythme et au jeu un peu caricatural au début du film… ou bien ça se tasse par la suite ou on s’habitue, mais l’intérêt ne fait que s’accroître jusqu’à la fin. Un film sur la mémoire, tout en hommage à Marcel Proust et au rôle de la musique, entre autres, dans notre vie. Je devrais choisir plus souvent mes films ainsi, ce sont souvent d’agréables surprises!

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Un commentaire pour Weekend réussi malgré le gris et la pluie: resto, musée, cinéma

  1. culturieuse dit :

    Oh l’expo 1+1=1! Le plein de magnifiques artistes!

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