Saucette new yorkaise estivale

Une amie devait se rendre à New York, elle m’a demandé si je voulais l’accompagner. Devinez. On a refait presque un pèlerinage de quelques endroits qu’on avait beaucoup aimés lors de notre dernier séjour et exploré aussi de nouvelles avenues. NY source inépuisable de découvertes, mais nous, à cette chaleur, étions épuisées!

  • Eataly: 9 restaurants et 1 épicerie dans un ancien entrepôt; à Le Verdure, partagé un plat de cannelloni ricotta et épinard à la sauce tomate, traditionnel et honnête; salade de romaine grillée, fromage de chèvre et noix, saveurs onctueuses; et le plat qui nous a le plus étonnées: le Farrotto con piselli: pâtes farro cuites façon risotto, purée de pois, racine de céleri, ail du printemps, pois et fromage pecorino romano. Frais, délicieux, subtil, mais surprenant.
  • Union square: street dancers & rap. Un théatre de rue dont je ne me lasse pas. Aussi Green Market le lendemain matin.
  • Coffee shop face à Union square (marché): déjeuner d’inspiration d’Amérique latine (Mexique, Brésil) et où les serveuses cultivent leur marginalité. Bon latté.
  • Magasinage @ Anthropologie & Banana Republic sur la 8th ave en se rendant au point suivant.
  • IMG_3916High line: on est d’abord passé chez Sarabeth’s bakery du Chelsea market se chercher un autre café, puis on s’est tout simplement trouvé un banc un peu à l’ombre et on a fait du people watching. En plus, les plates-bandes sont vraiment en fleurs en ce moment.
  • Bushwick graffiti free tour. Un excellent tour à pied avec deux guides bien informés. On se donne rendez-vous devant le Brooklyn’s Natural. Bon point de ralliement pour faire le plein de victuailles (ou de liquide en cette chaude journée, une bouteille de kombucha au gingembre pour moi, quoi de plus rafraîchissant?!) et pour démarrer le tour puisque couvert de graffitis! Beaucoup de graffitis, beaucoup d’informations. Il faudra y retourner à son propre rythme après cette introduction qui permet d’apprivoiser le quartier industriel au passé un peu violent qui se regénère et se gentrifie par endroit. On aurait aimé rebrousser chemin pour aller à Roberta’s pizza avec sa charmante cour à l’ombre des arbres (on a beau être alternatif, on aime quand même mentionné que Bill & Hilary Clinton y ont déjà fait un party!). On s’est plutôt arrêté à Union Pizza Work pendant le match de l’Uruguay et la Colombie, laquelle comptait une supporter audible dans le restaurant. Excellente pizza, bonne bière locale. Après presque trois heures de marche au soleil et de concentration soutenue à assimiler toute l’information, ce fut une halte bienfaitrice.
  • SleepNoMore1Sleep no more @ McKittrick Hotel: tout un hôtel désaffecté est enrobé d’un mystère dont nous sommes les voyeurs et les enquêteurs. Hors du temps (je pensais 1920 à cause des robes longues des hôtesses et du jazz, mais on m’a corrigée: 1949). On nous reçoit au Manderley bar dans une atmosphère feutrée, on nous remet une carte à jouer et un masque qu’on devra porter. On nous fait patienter un peu, puis on nous appelle, en séparant les personnes arrivées ensemble. Chaque groupe est amené à un étage différent, mais ensuite chacun circule librement sur les 5 étages où il croise objets, indices et personnages basés sur la pièce Macbeth de Shakespeare.McKittrickHotelProgramme Des couples se croisent (et nous croisent). Une femme enceinte et son mari se préparent à aller à une soirée. Une femme arrive à l’hôtel, le réceptionniste la reçoit et s’en va… Un couple se confronte. Un homme étouffe un autre dans son lit. Vous pouvez suivre les protagonistes ou attendre qu’ils passent. Vous pouvez apprécier les chorégraphies des performeurs ou celles de participants quand chacun décide de la direction à prendre après avoir assisté à une performance. Chacun choisit sa stratégie et se fait sa propre histoire. SleepNoMore4Voici la mienne: Dans une ville, nous sommes témoins de parcelles d’histoires dont on ne voit que de brefs instants; nous traversons des espaces, nous empruntons des escaliers, longeons des murs, sans nous douter de ce qui se vit hors des apparences. La vie est une chorégraphie improvisée. Si je n’avais pas déjà vu un concept semblable l’hiver dernier à l’hôtel Germain créé par la 2e porte à gauche, la surprise aurait été encore plus grande. Comme tout est toujours plus BIG in the USA, l’expérience y est toutefois décuplée, avec ses bons côtés et ses désavantages. Après avoir assisté à la scène finale (pour ne pas dire la dernière cène), on nous dirige à nouveau vers le Manderley bar où nous pouvons apprécier un charmant groupe de jazz. Malheureusement, on nous jette élégamment à la porte, business oblige, un autre groupe arrive. On peut toutefois aller à The heath, bar adjacent, où musique live et cocktails nous attendent. Pour ceux qui ne veulent vraiment pas dormir, il est possible d’acheter le programme souvenir relatant l’histoire des pensionnaires du McKittrick Hotel.SleepNoMore2
  • Brunch @ Hell’s kitchen (HK) (9th avenue & 39th st) sur une terrasse sur le trottoir, face au Hell’s kitchen flea market et, encore une fois, une faune bigarrée s’y présente et qu’on ne se lasse d’observer. D’autant plus que c’est le Gay Pride le jour même (la veille, l’Empire state building était éclairé «arc-en-ciel»). Bon brunch, aliments de qualité. Belle halte. En repartant, je vais jeter un coup d’oeil au peintre installé dans la rue qui peint un de ces réservoirs sur les toits si intrigants et surprenants que j’affectionne. Je viens d’ailleurs de découvrir un projet artistique autour de ces 17000 water tanks à New York The water tank project visant à sensibiliser au problème d’accès à l’eau potable dans différents endroits du monde.
  • Magasinage @ Loft. On y a passé une bonne heure et demie… avec succès.
  • MoMa. IMG_3866Première visite dans ce temple de l’art moderne. Plein, plein, plein. Ça fait plaisir. Comme il ne reste que deux heures d’ouverture, on fait des choix. Je veux voir les plus récentes acquisitions, mais en passant, je m’arrête à la petite, mais très intéressante salle de design traitant de différentes thématiques, dont le design des jeux vidéos, mais surtout le graphisme visuel, la thématique de la violence et le design, très intéressante et inusitée, et un intrigant projet d’archéologie du futur sur les prothèses nasales pour amplifier notre odorat, sens en perte de capacités chez les humains. D’ailleurs, j’aurais bien aimé dénicher le catalogue de la collection ou un livre sur le sujet… sans succès. Les nouvelles acquisitions étaient intéressantes, mais j’ai dû passer trop vite,  et encore plus rapidement à la collection permanente, pour pleinement absorber la matière. Le musée ferme à 17h30, mais la boutique, à 18h30. On a donc prolongé le séjour par le bouquinage, où j’ai rapporté deux livres très intéressants, voir plus bas.
  • 5 napkin burgers parce qu’il faut bien déguster un hamburger american, mais celui-ci est de très bonne qualité, les frites fines et croustillantes.
  • High line en ce matin ensoleillé, il est encore plus agréable de s’y promener. Des coureurs osent même s’y aventurer parmi les promeneurs. On l’arpente de la 35th à la 23rd st. Bien moins de bruits ici que sur la 10th avenue. Vraiment, encore une fois, le bruit m’a pénétrée, voire agressée, mais c’est ça NY! On cherche un resto pour déjeuner, on est affamé.
  • Cookshop @ 10th avenue & 20th st. Trop rigolo, je suis déjà venue ici pour un de mes meilleurs repas lors de mon séjour de deux mois. Très bon petit déj’, très copieux, IMG_3920qualité des aliments supérieure: bacon, saucisse et crêpes. Le jeu du coincoin se continue. Mon message: «La journée sera colorée.» En tout cas, le weekend l’a été! [Le message des autres: «Un de tes projets se réalisera bientôt», «La maison sera à toi»] Avant de partir, le macadam nous en livre un dernier: «In pursuit of magic.»
  • The cafe grind @ 10th ave. On passe chercher un café et un bagel pour la 3e restée au lit.

Rapporté:

  • 100 ideas that changed art de Michael Bird (2012) aux éditions Lawrence King (autres thèmes dans la même collection: web, fashion, film, architecture, photography, street style, graphic design).
  • Century of the child de Kirchim et O’Connor (2012) aux éditions du MoMa.

En complément:

  • Feuilleté le livre de Brandon Stanton Humans of New York. Voir aussi le site.
  • Constaté les bons et les mauvais côté du graffiti dans le documentaire Infamy disponible dans le site Top documentary.
  • Visionné une exposition qui avait lieu au MET que je n’ai pas eu le temps de visiter et qui est disponible en ligne: P.S. Art 2014: celebrating creative spirit of New York city kids. Il s’agit de 77 oeuvres créées par des élèves de 5 à 17 ans dans les écoles publiques des 5 boroughs de New York. Impressionnant. À tout âge.
  • Me suis rappelé, sur une autre note, que j’avais entendu ce printemps une chronique à propos de Fed Up, un documentaire sur le sucre caché dans l’alimentation aux États-Unis (et ailleurs!) dont le pouvoir de cette industrie et les effets sur la santé sont d’égale importance à ceux du tabac. Dans le métro de NY, j’ai vu une publicité, en espagnol, informant la population que le sucre cause le diabète et l’obésité. Quand boire du Coke Zero est contraire à la santé…
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A propos Curieuse d'idées

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